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Démission de Pascal Couchepin
12 juin 2009 10:01; Act: 12.06.2009 12:08 Print
«Pour l'instant, je dois faire les conserves de cerises»
Adepte des coups de théâtre, Pascal Couchepin a surpris son monde en annonçant sa démission vendredi.
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Démission de Pascal Couchepin
Par «respect du fonctionnement des institutions», le conseiller fédéral a remis sa lettre de départ à la présidente du Conseil national avant d'informer la presse.
Pascal Couchepin tire sa révérence pour le 31 octobre.(photo: Keystone)
Ågé de 67 ans, le radical valaisan quittera le Conseil fédéral le 31 octobre. Chiara Simoneschi a donné lecture à la Chambre du peuple de la lettre du ministre, en ouverture de la dernière séance de la session d'été. «J'ai reçu une lettre qui m'a profondément émue», a-t-elle déclaré en préambule.
La présidente a remercié le ministre «pour le respect dont il a fait preuve envers le Parlement. «C'est un acte très respectueux que d'avoir informé l'Assemblée fédérale avant d'informer la presse.»
Applaudi à son entrée dans la salle, le radical a profité du débat sur la hausse de la TVA en faveur de l'AI pour saluer les parlementaires. Les élus peuvent entretenir des liens amicaux entre eux, indépendamment des dossiers à traiter et des divergences d'opinion, a relevé Pascal Couchepin. «Car on sait que faire de la politique, c'est risquer quelque chose pour le bien du pays.»
Mûrement réfléchi
«Ma décision est prise depuis longtemps», a déclaré Pascal Couchepin devant la presse. Partir à la fin du mois d'octobre signifie quitter le Conseil fédéral à mi-législature. Cela laisse du temps au PLR de lui trouver un candidat à sa succession.
Son annonce avant l'été permet également de ne pas «encombrer» la votation du 27 septembre sur le financement de l'AI de discussions sur sa personne, a poursuivi le ministre. Il entend aussi mener à bien les mesures urgentes concernant l'assurance maladie.
Le Valaisan a expliqué qu'il ne pouvait pas attendre plus tard. Car il y aura encore des autres votations et il faudrait rester en poste. «Et même de vieux journalistes quitteraient la scène avant moi».
Pascal Couchepin a déjà évoqué sa démission avec «un autre conseiller fédéral», a-t-il révélé. Ce ministre doit désormais «soupçonner» le départ du Valaisan, a-t-il dit, sans prononcer le nom de Hans-Rudolf Merz ou celui de Moritz Leuenberger.
Pas besoin d'être aimé pour durer
Face aux journalistes, le conseiller fédéral, détendu, a distillé les anecdotes, jouant avec eux comme il le faisait depuis quelques semaines face aux rumeurs sur son départ. Il a ainsi remercié les gens de presse «de consacrer quelques minutes à cet événement secondaire dans l'histoire de la Suisse qu'est le départ d'un conseiller fédéral». Et de lancer «qu'il n'y a pas besoin de s'aimer pour s'apprécier, et je vous apprécie beaucoup».
Eternel dernier des sondages, le ministre, en fonction depuis 11 ans, a constaté qu'il n'y avait pas besoin d'être aimé des sondages pour durer. Et d'appeler à se méfier des enquêtes d'opinion, du «bling-bling, du spumante» pour aller plutôt au fond des choses.
Conserves de cerises
Sur le programme de sa retraite, le radical n'a pas laissé transparaître grand-chose. Seule certitude, il ne restera pas oisif. «Vous verrez, ce sera honorable et quelque chose qui me fait plaisir intellectuellement. Ce ne sera pas de la politique au sens partisan du terme».
Parmi les tâches immédiates qui l'attendent, «il y a les conserves de cerises», a confié Pascal Couchepin. «Elles sont mûres, c'est le moment de le faire». Samedi, le Valaisan assistera au baptême de son petit-fils. Le week-end prochain, il sera à l'intronisation du nouveau prévôt des chanoines du Grand-St- Bernard, «un type bien». Il compte par ailleurs s'initier à Internet.
(ats)
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Tous les 99 Commentaires


























A tous ceux qui ne sont pas contents...
Réfléchissez un peu, pensez-vous que Mme Dreifuss, socialiste, aurait fait mieux que lui ? On n'en sait rien, c'est facile maintenant de tirer sur l'ambulance, alors arrêtez de toujours critiquer et essayez de trouver des solutions qui tiennent la route puisque vous êtes plus forts que tout le monde
Succession, l'été sera chaud...
ne paniquons pas maintenant; durant l'été MM. Darbellay, Levraz et Recordon vont certainement nous en jouer de nouveau une, comme d'habitude... ne dit-on pas jamais 2 sans 3 !
quelle désolation
Vous jasez dans le vide avec vos commentaires désolants. S'engager pour la chose publique n'est pas une mince affaire. Il mérite sa rente. Lancez-vous dans un mandat publique et ensuite vous pourrez critiquer les politiciens (de tous les partis) qui travaillent fort.