Suisse

11 octobre 2015 10:36; Act: 11.10.2015 14:26 Print

Et si on tirait au sort nos conseillers nationaux?

L'initiative «Génération nomination» voudrait que chaque citoyen ait potentiellement une chance de siéger un jour au Conseil national.

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Le conseil national. (Photo: Keystone)

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Voilà le coeur de l'initiative populaire de Charly Pache. Mais le Fribourgeois a peaufiné sa proposition: l'heureux gagnant ne souhaite pas se rendre sous la Coupole? Soit! Il peut refuser. Mais s'il accepte...

Alors il s'engage, comme le prévoit l'initiative «Génération nomination», à suivre une formation à temps partiel dans l'année qui précède le mandat. Histoire de se mettre à jour sur le fonctionnement des institutions politiques, les thèmes politiques actuels et le cadre légal dans lequel s'exerce un mandat.

Une année de mise à niveau, une manière aussi «de rassurer les sélectionnés sur leurs compétences et de les compléter», glisse l'initiant pour qui ces cours sont essentiels. L'idée a dû germer chez d'autres: trois jours de formation sont offerts pour la première fois cette année aux nouveaux élus qui siégeront jusqu'en 2019.

Changement progressif

«Génération nomination» propose de ne pas remettre en jeu les 200 sièges en une seule fois. Chaque année, cinquante parlementaires débuteraient leur mandat. De cette manière, le Conseil national ne serait pas changé d'un seul coup, mais progressivement. Ce qui garantirait «un meilleur suivi des dossiers», explique Charly Pache.

Par ailleurs, les tirés au sort ne resteraient en place que quatre années, voire éventuellement six, confie l'initiant. Mais cela constituerait toujours «la moitié de la moyenne de 12 ans des conseillers nationaux actuels».

Répartitions conservées

«D'un point de vue technique, les critères de sélection actuels seront changés le moins possible», indique encore Charly Pache à tous ceux qui sortent la proportionnalité ou la protection des minorités comme bouclier à une telle idée.

«Les répartitions par canton seront bien sûr conservées et la nomination sera de la responsabilité des chancelleries cantonales.» Quant au mandat, il correspondrait toujours à un 50% payé environ 120'000 francs par an.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • darkch le 11.10.2015 11:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    L'idée n'est pas si bête.

    J'adore l'idée. Par contre il faudrait certaines règles, sinon n'importe qui pourrait y aller (voleur,violeur,bandit en tout genre etc...). L'avantage serait, enfin,d'avoir la vision du peuple et non seulement de certains pour qui c'est "leurs boulots(quand on est trop longtemps en haut on voit pas la base et on prêche pour soi). Pourquoi ne pas mettre des générations pour que l'on ai un certain panel de ce que veulent les Suisses. Il y a aussi des points négatifs. Ce commentaire n'est pas exhaustif

  • A. Maivoui le 11.10.2015 12:28 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C'est comme au loto ...

    Et si on tirait au sort le montant de leur salaire !

  • yepyep le 11.10.2015 11:34 Report dénoncer ce commentaire

    pas pire

    cela ne serait pas pire que maintenant

Les derniers commentaires

  • Loinderr le 14.10.2015 10:10 Report dénoncer ce commentaire

    Des chefs

    Pas de chance pour ceux qui sont tirés au sort. Ou faudrait-il qu'ils soient déjà choisis par leur groupe politique? 10 conseillers et moins de bras droits et moins de salaire (ou de retraite),possible ?

  • Coyoteman le 14.10.2015 00:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Swiss loto vs Swiss natio

    Hahaha. .. ok pas... Encore faut il que les futurs tirés au sort en connaissent un minimum sur la politique et qui sachent parler français sans accent portugais ou autre. Et qui paie la formation ? Nos impôts bien sûr. ..

  • Solon le 13.10.2015 09:59 Report dénoncer ce commentaire

    le cratos au demos

    le "président" dAthènes était tiré au sort tous les jours. Vous idéalisez un système (la démocratie) que vous ne connaissez pas et que vous ne pratiquez pas.

  • seselwa le 13.10.2015 09:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Rien à perdre

    Idée géniale! Fini les politiques soumis aux assureurs et autres lobbies finançant à gros coup de fric leur campagne. Je suis pour

  • a. mordan le 13.10.2015 09:18 Report dénoncer ce commentaire

    Elections

    Pourquoi pas passer à la Landsgemeinde pendant que nous y sommes? Comme ça on ressemblerait à de vrais Suisses, plutôt que jouer à quitte ou double sur un candidat.