Berne

29 août 2014 12:01; Act: 29.08.2014 12:02 Print

Sanction plus sévère pour deux maîtres-chanteurs

Deux auteurs d'un chantage à la vidéo, qui avaient ainsi obtenu les faveurs d'une jeune fille de dix-sept ans, devront être rejugés.

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Le Tribunal fédéral (TF) juge que deux auteurs de «sextorsion» - chantage à la vidéo - doivent être reconnus coupables de viol et de contrainte sexuelle. En janvier 2009, les deux hommes avaient chatté avec la jeune fille, qu'ils connaissaient. Ils avaient ensuite exigé qu'elle se déplace et se rende à leur domicile pour des rapports sexuels.

Si elle refusait la proposition, les deux hommes avaient menacé de diffuser une vidéo compromettante où elle prodiguait une fellation à l'un des deux, avec qui elle avait effectivement déjà eu une relation. Mise sous pression, la jeune femme avait accepté.

En juin 2013, le Tribunal cantonal de Lucerne avait condamné les deux hommes à des peines de deux ans et demi de prison, partiellement assorties du sursis pour contrainte. Sur recours, le TF oblige la justice lucernoise à revoir son jugement et à les sanctionner pour contrainte sexuelle et viol.

Dans son arrêt, le TF relève que des photos et des vidéos compromettantes diffusées sur internet peuvent avoir des effets dévastateurs, en particulier si la victime est au début de sa carrière professionnelle, comme c'était le cas en l'occurrence puisque la jeune fille n'avait que dix-sept ans au moment des faits.

Elle n'avait pas encore la maturité qui lui aurait permis de s'opposer à l'odieux chantage. Il serait faux de considérer qu'elle pouvait simplement informer la police, car cela signifiait qu'elle devait non seulement tout raconter aux agents, mais également informer ses parents.

(ats)

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