Législation

01 juillet 2015 23:46; Act: 02.07.2015 10:24 Print

Tous les salariés ne sont pas égaux face à la canicule

La loi allemande est très stricte pour protéger les salariés confrontés à de fortes chaleurs. Elle est bien plus contraignante qu’en Suisse.

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Outre-Rhin, les employeurs doivent inviter leurs collabo­rateurs à quitter les lieux dès que la température excède 35 degrés dans la pièce où ils se trouvent. De plus, la loi allemande prévoit que la journée de travail ne peut excéder six heures dès que le thermomètre affiche plus de 27 degrés. Au-delà de 29 degrés, l’employeur ne peut exiger plus de quatre heures de présence. Mais il peut demander que les salariés viennent plus tôt le matin, pour travailler lorsque la température est plus fraîche.

En Suisse, la législation ne prévoit pas de tels seuils. «L’employeur a la responsabilité de protéger la santé de ses collaborateurs», rappelle Olivia Guyot Unger, directrice du service juridique de la Fédération des entreprises romandes à Genève. Concrètement, les salariés doivent être informés qu’ils sont censés s’hydrater, prendre des pauses ou se protéger du soleil: «L’employé qui refuse de suivre des directives destinées à le protéger dans sa santé ou son intégrité physique peut être licencié s’il persiste dans ce refus, y compris avec effet immédiat.»

Le Secrétariat à l’économie a dressé une liste de recommandations pour les employeurs et leurs collabo­rateurs. En fonction de la température et du type de tâches, il est conseillé d’adapter le nombre et la durée des pauses, de diminuer les ­efforts physiques ou de réduire le rythme ou les horaires de ­travail.

(reg/afp)