Elles rejettent avec force le tour de vis proposé par le Conseil fédéral.
Si des requérants d'asile frappent à notre porte, ce n'est pas parce que notre accueil serait excessivement généreux, mais avant tout parce qu'ils se trouvent exposés à de graves dangers dans leurs pays d'origine, rappellent mercredi Amnesty International, l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés et l'Observatoire du droit d'asile et des étrangers dans un communiqué commun.
Selon elles, si les mesures mises en consultation mercredi par le gouvernement pour «réduire l'attractivité de la Suisse» sont adoptées, la protection des personnes qui fuient guerres et persécutions serait amoindrie. «Requérants d'asile et réfugiés paieraient ainsi le prix de ce jeu peu glorieux aux forts relents de déjà-vu».
Hausse malgré tout
Les trois organisations non-gouvernementales (ONG) soulignent également que le dernier durcissement de la loi sur l'asile, entré en vigueur il y a un an, n'a pas empêché, comme partout en Europe, une hausse du nombre de demandes d'asile depuis l'été dernier.
L'association Solidarité sans frontières rejette également la nouvelle révision de la loi. «Pour le Conseil fédéral, la loi sera suffisamment dure lorsque plus aucun resquérant ne sera accepté en Suisse», écrit-elle.
Et de dénoncer comme les trois autres ONG les différentes mesures, comme la suppression de la possibilité pour les requérants de déposer leur demande dans les ambassades. «C'est les inviter à entreprendre de périlleux voyages dans l'illégalité et sous la coupe de passeurs».
(ats)|
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