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Apprentis sans-papiers
13 mars 2010 10:48; Act: 13.03.2010 11:02 Print
Eveline Widmer-Schlumpf se dit favorable
Eveline Widmer-Schlumpf est favorable à ce que les jeunes sans-papiers puissent suivre des apprentissages en Suisse.
La ministre de la justice s'exprime à titre personnel après que les villes de Lausanne et Genève ont annoncé vouloir proposer de telles formations.
Eveline Widmer-Schlumpf n'est pas prête à accorder une régularisation généralisée aux sans-papiers.(photo: Keystone)
«Il m'est difficile de comprendre pourquoi des jeunes gens qui ont été scolarisés ici se verraient privés de formation. A cela s'ajoute l'injustice qui frappe ceux qui veulent faire un apprentissage, à qui l'on ferme la porte, et ceux qui peuvent se lancer dans des études», affirme la conseillère fédérale samedi dans une interview accordée à la «Tribune de Genève» et «24 Heures».
D'un tout autre avis, le Conseil d'Etat vaudois n'a en revanche pas suivi les autorités de son chef-lieu. S'appuyant sur un avis de droit, il a jugé la démarche de l'exécutif lausannois contraire à la législation fédérale.
Une évolution de celle-ci est toutefois possible. Le Conseil national vient en effet d'approuver deux motions visant à autoriser les enfants clandestins qui ont suivi leur scolarité en Suisse à entamer un apprentissage.
Pas de régularisation généralisée
Eveline Widmer-Schlumpf n'est en revanche pas prête à accorder une régularisation généralisée aux sans-papiers. Ce n'est pas la solution, répond-elle dans l'interview aux deux quotidiens lémaniques.
«On le voit dans d'autres pays. Les personnes régularisées sont rapidement remplacées par de nouveaux sans-papiers. On ne fait que reporter le problème. Il faut régler cela au cas par cas, des dispositions permettant de traiter les cas de rigueur», rappelle-t- elle.
Et la conseillère fédérale bourgeoise-démocrate de préciser qu'il existerait près de 90'000 sans-papiers en Suisse, selon une étude de 2005. «Il ne s'agit pas d'un petit problème».
La ville de Lausanne a été la première, en février, à annoncer vouloir proposer des places d'apprentissage aux sans-papiers. Dès 2011, elle réserverait quatre des quelque 150 places de la municipalité à des jeunes ne diposant pas de permis. La ville de Genève lui a emboîté le pas.
(ats)
























