Affaire Kadhafi

01 septembre 2009 12:03; Act: 01.09.2009 15:59 Print

Couchepin soutient MerzCouchepin soutient Merz

Pascal Couchepin veut dédramatiser l'affaire des otages suisses en Libye. Lors de son excursion à Zimmerwald (BE) avec la presse, le conseiller fédéral a défendu son collègue de parti Hans-Rudolf Merz et plaidé pour un renforcement de la présidence de la Confédération.

  • par e-mail
Sur ce sujet
Une faute?
Signalez-la nous!
Envoyer

Pour sa dernière édition avant le retrait du ministre de l'intérieur à fin octobre, la traditionnelle balade annuelle a été dominée par les questions concernant l'affaire Kadhafi.

Alors que la pression monte faute de libération des deux Suisses retenus à Tripoli, Pascal Couchepin s'est voulu rassurant quant à l'avenir politique de Hans-Rudolf Merz. «Si le président de la Confédération a fait voeu de perdre la face au cas où les deux hommes n'étaient pas rentrés avant le 1er septembre, le Conseil fédéral doit le relever de son voeu», a-t-il décrété.

L'Appenzellois a cru de «bonne foi que l'accord serait respecté» par la Libye, selon le Valaisan. A la question de savoir si le voyage à Tripoli et l'arrangement étaient une erreur politique, M.Couchepin a estimé qu'»on peut en discuter» mais qu'il fallait attendre avant de juger.

Pas dramatique

Quant à l'attitude à adopter par la Suisse pour sortir de la crise, le ministre radical a noté la Libye a le régime qu'on connaît. «Ce qui est arrivé à nos compatriotes est très désagréable, mais pas absolument dramatique», a-t-il considéré, tout en précisant qu'il fallait les aider.

Le radical se réjouit d'entendre les explications qui lui seront fournies mercredi lors de la séance du gouvernement quant au fait que la Libye n'a pas respecté le calendrier fixé par l'accord puisqu'elle n'a toujours pas désigné son représentant au tribunal arbitral. Il s'agit de déterminer s'ils «s'amusent avec nous ou si c'est seulement une manifestation de quelques jours d'hésitation».

Enfin, le conseiller fédéral a relevé que la situation actuelle n'est certes «agréable pour personne». «Mais si c'est bien réglé par le Conseil fédéral, ça s'apaisera», a-t-il commenté.

Président fort

Pascal Couchepin a profité de l'occasion pour soutenir l'idée d'une présidence de la Confédération renforcée. Le Département fédéral de justice est censé étudier la question, mais le futur retraité a déjà sa vision.

A ses yeux, le président devrait être proposé par le Conseil fédéral, qui connaît mieux les personnalités intégratrices en son sein, avant d'être confirmé par le Parlement. Il serait choisi parmi les membres plus anciens et devrait quitter le collège après trois ou quatre ans de présidence au cours desquelles il assumerait aussi la direction du Département des affaires étrangères.

Le problème du système actuel est que le président perd parfois le rôle d'arbitre qui lui revient pour défendre les dossiers issus de son propre département. «Même si cela ne se dit pas, les conseillers fédéraux font des deals entre eux pour obtenir du soutien à leurs projets», a souligné M.Couchepin.

Le ministre de l'intérieur a profité de l'occasion pour céder la parole aussi aux directeurs et directrices de ses onze offices. «Non pas pour imposer quelque chose à mon successeur, mais bien pour montrer que lorsqu'un conseiller fédéral part, il reste le gouvernement et l'administration».

Optimiste pour le scrutin

Pour ses deux derniers mois en poste, la priorité ira à la votation sur la hausse de la TVA en faveur de l'assurance invalidité. «Je suis plus optimiste quant à l'issue qu'il y a cinq ou six mois», a-t-il dit en se référant à la large coalition favorable et aux premiers sondages.

Mais le ministre de la santé compte aussi oeuvrer pour l'adoption des mesures urgentes censées endiguer les coûts de la santé. Il devra encore assumer les hausses des primes maladie qui seront annoncées à mi-octobre.

(ats)

20min Login Facebook Connect
Fragen und Antworten rund um die Kommentar-Funktion
«Warum dauert es manchmal so lange, bis mein Kommentar sichtbar wird?»

Unsere Leser kommentieren fleissig - durchschnittlich gehen Tag für Tag 4000 Meinungen zu allen möglichen Themen ein. Da die Verantwortung für alle Inhalte auf der Website bei der Redaktion liegt, werden die Beiträge vorab gesichtet. Das dauert manchmal eben einige Zeit.

«Gibt es eine Möglichkeit, dass mein Beitrag schneller veröffentlicht wird?»

Wer sich auf 20 Minuten Online einen Account zulegt und als eingeloggter User einen Beitrag schreibt oder auf einen Kommentar antwortet, der wird vorrangig behandelt. Hat ein eingeloggter User bereits viele Kommentare verfasst, die freigegeben wurden, so werden seine neuen Beiträge mit oberster Priorität behandelt.

«Warum wurde mein Kommentar gelöscht?»

Womöglich wurde der Beitrag in Dialekt verfasst. Damit alle deutschsprachigen Leser den Kommentar verstehen, ist Hochdeutsch bei uns Pflicht. Sofort gelöscht werden Beiträge, die Beleidigungen, Verleumdungen oder Diffamierungen enthalten. Auch Kommentare, die aufgrund mangelnder Orthografie quasi unlesbar sind, werden das Licht der Öffentlichkeit nie erblicken. (oku)

Haben Sie allgemeine Fragen zur Kommentarfunktion?

Schreiben Sie an feedback@20minuten.ch
Hinweis: Wir beantworten keine Fragen, die sich auf einzelne Kommentare beziehen.

  • Moi le 01.09.2009 18:30 Report dénoncer ce commentaire

    Mon pauvre Fabrice,

    Tu délires... Ils peuvent bien les libérer et après une semaine en prendre quatre autres...

  • Fabrice le 01.09.2009 17:32 Report dénoncer ce commentaire

    Critiques Stupides

    Merz a tenté un coup de poker, certes, mais au moins lui il a fait quelques chose ! ET VOUS? Ou étiez-vous lors de la manif pour nos otages ! Si le peuple manifestait toute les semaines pour le retour de nos otages celà donnerait un Echos international et ça Kadhafi n'aimerait pas !Alors bougez-vou

  • Eric le 01.09.2009 17:26 Report dénoncer ce commentaire

    l'Eglise au milieu du village

    Calmy-Rey et Merz on fait ce qu'il devaient faire, assez de ces critiques qui donnent du mordant à Kadhafi le Dictateur! Il est temps de serrez les rang face à la Libye et non de ce cracher dessus les uns les autres !