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15 juillet 2007 11:43; Act: 15.07.2007 12:40 Print
Les Suisses plébiscitent les méthodes musclées
Le retour aux méthodes musclées pour juguler la violence des jeunes fait un tabac auprès des Suisses, selon un sondage publié dimanche.
A trois mois des élections fédérales, les recettes préconisées par des politiciens de tout bord trouvent un large écho.
(photo: Keystone)
Le renvoi des jeunes délinquants étrangers avec leurs parents prôné par l'UDC rencontre l'assentiment des sondés à hauteur de 55%, mais près de 40% des Suisses ne lui accordent aucun crédit, révèle le sondage publié dans le Matin dimanche, le SonntagsBlick et Il Caffè. Le sondage a été réalisé par l'Institut Isopublic du 11 au 14 juillet auprès 1028 personnes.
Pas la prison pour les moins de 15 ans
Enfermer les jeunes de moins de 15 ans ne récolte en revanche pas un grand élan de sympathie. La proposition de la conseillère nationale Christine Galladé (PS/ZH) est même considérée comme une mauvaise solution pour 54% des personnes interrogées.
Contraindre les parents d'enfants violents à fréquenter des cours, recueille l'assentiment de 80% des sondés. L'idée a été lancée par la ministre zurichoise de l'éducation, la socialiste Regina Aeppli. Quelque 42% d'entre eux estiment même que les personnes qui les refusent doivent être amendées.
Oui au retour de la fessée
Le retour aux vieilles méthodes d'éducation est plébiscité. La fessée ou la gifle sont applaudies par 68% des sondés. Les femmes sont aussi appelées à la rescousse. Pour 56% des personnes interrogées, leur présence à la maison plutôt qu'au travail est préférable à titre de garde-fou contre la violence de leurs bambins.
Les parents en prennent pour leur grade: ils sont tenus pour responsables de la violence de leurs rejetons par 77% des sondés. La société dans son ensemble n'est pas épargnée et est accusée d'être à l'origine du comportement plus agressif des jeunes par 70% des personnes interrogées.
Pas la bonne solution
Jürgen Oelkers, professeur de pédagogie zurichois, ne pense pas que le retour aux vieilles méthodes d'éducation est la solution. Pendant des siècles, les enfants ont été mis au coin avec un bonnet d'âne. Si cette méthode avait si bien fonctionné, pourquoi l'école a-t-elle voulu en changer, se demande-t-il dans une interview publiée dans la NZZ am Sonntag.
Autre source de confusion, les parents pensent que l'éducation devrait se dérouler sans difficulté. «L'éducation est idéalisée et les conflits sont analysés comme des échecs», selon M. Oelkers. Cette perception de l'éducation, basée sur la négation de l'opposition, mène tout droit à l'alarmisme.
La violence des jeunes est davantage une question de perception qu'une menace réelle, selon lui. D'après le discours dominant, la criminalité des jeunes augmente. Mais la question reste ouverte de savoir si les cas augmentent en chiffre absolu ou s'ils sont plus souvent annoncés à la police.
Noircir le tableau
Dans les faits, 98% des enfants et des adolescents ne sont pas des délinquants, a rappelé le Conseil suisse des activités de jeunesse (CSAJ) la semaine dernière. A ses yeux, la violence des jeunes est instrumentalisée par les partis à la veille des élections fédérales.
Certains partis et politiciens noircissent le tableau et présentent des mesures démagogiques, selon le CSAJ, qui demande aux politiciens de ne pas mener leur campagne sur le dos des jeunes.
(ats)
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Tous les 8 Commentaires


























parfait
il se trouve que des mères préférent aller au travail plûtot que de garder leurs enfants,SVP.
Je suis outrée
Il se trouve que certaines femmes n'ont pas le choix de travailler ou pas, vous ne pensez pas qu'une mère préfererait être avec son enfant? Quant à mettre la faute sur l'absence des parents, je trouve ça injuste, et ceux qui ont leur parent à la maison ne sont pas délinquants alors???
Mai 68
Société brisée en mai 68! Pauvres gosses abandonnés dans des crèches, éducation confiée aux psychologues. On a sacrifié les enfants au profit de femmes égoistes qui font des enfants comme on prend un chien.