Trafic

14 février 2014 06:00; Act: 14.02.2014 08:56 Print

Zurich est prêt à mettre en place un péage urbain

par Raffaela Moresi/jbm - La Confédération va présenter son concept de «Mobility pricing». La cité des bords de la Limmat pourrait concrétiser un tel projet.

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Il faut payer pour pouvoir circuler au centre de Stockholm. (Photo: keystone)

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Doris Leuthard devrait présenter d’ici à fin 2014 ses idées sur le prix de la mobilité, plus connu sous le terme de «Mobility pricing». Chaque auto­mobi­liste ou utilisateur des transports publics serait taxé en plus des frais déjà existants. En résumé, il faudra payer pour sa mobilité.

Stockholm a déjà un péage

Quelles seront les pistes pour y arriver? Rien n’a encore filtré. Villes et cantons attendent ce rapport avec enthousiasme. La mairesse de Zurich, Corinne Mauch, est prête à lancer un test grandeur nature en cas de feu vert fédéral. Ce projet permettrait de choisir le meilleur système d’encaissement. On pourrait imaginer un péage urbain similaire à celui de Stockholm, par exemple. Dans la capitale suédoise, les automobilistes qui roulent dans la cité doivent s’acquitter d’un montant variant entre 1 fr. 30 et 2 fr. 70 par jour. Le système a réduit de 20% le trafic en ville.

400 millions de francs à Zurich

A Zurich, c’est au kilomètre parcouru que les déplacements pourraient être facturés. «Il faut s’attendre à 1,7 ct. par kilomètre et par personne», imagine Corinne Mauch. Au ­final, ce sont 400 millions de francs qui pourraient tomber dans les caisses et qui seraient investis dans les infrastructures.
Pour mémoire, les péages urbains, cheval de bataille de Moritz Leueuberger, font couler beaucoup d’encre depuis plus de quinze ans. Dernier ­épisode: Lausanne a publié l’an dernier une analyse démontrant que le péage urbain ne permettrait pas de financer la gratuité des TL.