25 avril 2008 18:07; Act: 21.05.2008 14:54 Print

Les Suisses diraient oui à l'initiative sur les naturalisationsLes Suisses diraient oui à l'initiative sur les naturalisations

A six semaines des votations fédérales, l'initiative de l'UDC pour des naturalisations par le peuple serait acceptée à une majorité relative.

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A six semaines des votations fédérales, l'initiative de l'UDC pour des naturalisations par le peuple serait acceptée à une majorité relative. Celle contre la propagande du gouvernement est clairement rejetée. L'article constitutionnel sur l'assurance maladie passerait lui la rampe.

En l'état actuel, le sort de l'initiative «pour des naturalisations démocratiques» est «ouvert», selon les politologues de l'institut gfs.bern, auteur du sondage auprès de 1207 citoyens. Au plan suisse, 48 % disent oui et 37 % non alors que 15 % ne se prononcent pas. En Suisse romande, le score est encore plus serré: 43 % de oui contre 42 % de non.

Parmi les électeurs de l'UDC, à l'origine de l'initiative, il se trouve quand même 17 % à vouloir dire non, contre 74 % qui la soutiennent. Les autres sympathisants bourgeois voteraient également pour ce texte: 57 % contre 31 % chez les radicaux, 50 % contre 35 % chez les PDC.

Plus d'un tiers de oui à gauche

Même à gauche, il se trouve 35 % des socialistes et 41 % des Verts à déclarer vouloir voter en faveur de l'initiative de l'UDC. Davantage toutefois la rejetteraient: 53 % des socialistes et 48 % des Verts diraient non.

Les personnes sondées sans lien avec un parti sont plus indécises que la moyenne: 29 % ne se sont pas encore fait une idée définitive. Celles d'entre elles qui savent ce qu'elles voteront se déclarent plutôt en faveur de l'initiative, à 43 %, que contre (28 %).

La criminalité des jeunes étrangers naturalisés est l'argument qui revient le plus souvent dans la bouche de ceux qui diront oui à l'initiative. Deux tiers d'entre eux le citent. Dans l'autre camp, la protection contre l'arbitraire et la discrimination, ainsi que l'impossibilité de justifier pourquoi une naturaliasation est refusée sont les principaux arguments, écrit l'institut gfs.bern vendredi dans un communiqué.

Assurance maladie

Des trois objets soumis au peuple le 1er juin, l'article constitutionnel sur l'assurance maladie est celui dont la campagne est pour l'heure la moins visible. Et c'est celui pour lequel il y a le plus d'indécis (20 %). Parmi ceux qui se sont déjà fait leur avis, 62 % sont pour alors que 18 % y sont opposés.

Les réponses des personnes interrogées sont très contradictoires. Ainsi 67 % partagent l'avis du comité en faveur de l'article constitutionnel, selon lequel celui-ci introduira davantage de concurrence et un meilleur contrôle sur les coûts de la santé. Mais 85 % trouvent, à l'image des opposants, que le libre choix du médecin ne doit pas être limité et que le pouvoir des caisses maladie ne doit pas augmenter.

Vers un non clair

L'initiative dite «muselière», qui réduit la possibilité pour le Conseil fédéral et l'administration de s'exprimer lors des campagnes de votation, devrait être clairement rejetée. Même dans le camp de l'UDC, seul parti gouvernemental à soutenir le texte, le oui l'emporte de justesse, à 44 % contre 38 %. Parmi les sympathisants des autres partis, le taux de rejet atteint partout une nette majorité.

Ce premier sondage sur les votations fédérales du 1er juin a été effectué du 14 au 19 avril dans toutes les régions de Suisse auprès de 1207 électeurs. La marge d'erreur est de plus ou moins 2,9 %, précise l'institut gfs.bern.

(ats)

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  • AJS le 21.05.2008 16:43 Report dénoncer ce commentaire

    Et qui paie les sondeurs cette fois ?

    Après le récent scandale de Demoscope, on peut quand même se demander qui manipule qui ?. Les assureurs paient les politiciens et les sondeurs. Et Couchepin qui ne pourrait plus faire de propagande à nos frais pour ses copains assureurs ?. Ou Calamity pour nous vendre à l'E-U ?. Etc.

  • yaf le 28.04.2008 18:18 Report dénoncer ce commentaire

    ça suffit

    Les critères pour devenir suisse pour les candidats au passeport devraient être durcies pour la seule raison que la Suisse ne peut plus accepter 45'000 nouveaux par an. Bientôt 8 millions d'habitants. Le pourcentage des étrangers au chômage est très élevé. En France, 22% !

  • jules le 28.04.2008 18:08 Report dénoncer ce commentaire

    Mélange

    @AJS - Les premiers commentaires concernaient l'assurance maladie dans le texte. Le texte a changé et concerne maintenant les naturalisations ! problème du webmaster ou du journaliste.