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Succession Couchepin
05 septembre 2009 16:18; Act: 06.09.2009 10:34 Print
Urs Schwaller semble plaire aux socialistes
Urs Schwaller (PDC/FR) semble remporter les faveurs du Parti socialiste à la succession de Pascal Couchepin, à en croire la cheffe du groupe parlementaire Ursula Wyss.
Mais elle et le président du PS posent leurs conditions, dans la presse dominicale.
Urs Schwaller pourrait plaire au Parti socialiste.(photo: Keystone)
Le plus important pour Ursula Wyss et Christian Levrat est d'entamer des négociations en vue d'une adhésion à l'UE dans la prochaine législature, qui commence en 2011. Le conseiller aux Etats Urs Schwaller passe pour un tenant de la voie bilatérale.
Outre la politique européenne, Christian Levrat pose trois autres conditions au PDC dans une interview au «Sonntagsblick»: un engagement plus net en faveur d'une politique climatique, un soutien aux 500 millions supplémentaires pour les primes maladie et un oui à l'âge de la retraite flexible. Avec cela, Urs Schwaller pourrait convaincre les socialistes qui penchent plutôt en faveur du candidat PLR Didier Burkhalter.
Les socialistes accordent beaucoup d'importance à ces questions de contenu, explique Ursula Wyss samedi dans une interview à la «Berner Zeitung». «Pour nous, cette élection n'est clairement pas une question de parti, mais de personnalité», souligne la Bernoise: le rapport de forces est trop faible entre le PDC et le PLR pour se focaliser sur l'un ou l'autre des deux.
Quant au candidat du PLR Didier Burkhalter, il est encore trop peu saisissable à ses yeux. Avis partagé par le président du parti. C'est pourquoi, pour le Neuchâtelois, beaucoup dépend des auditions que fera le groupe socialiste. Le 2e candidat du PLR Christian Lüscher n'entre pas en ligne de compte pour le PS: le Genevois ne trouvera que peu de soutien, prédit Ursula Wyss.
«Politiquement, il est tout à la droite du PLR et professionnellement, il travaille comme avocat dans l'étude des défenseurs de Kadhafi», rappelle la conseillère nationale.
Le PDC n'a pas encore choisi
Il n'était toujours pas clair durant le week-end si Urs Schwaller est candidat du PDC ou non: le groupe s'est clairement prononcé pour une candidature unique, mais n'a pas encore défini qui il enverra dans la course entre le conseiller aux Etats, le conseiller national fribourgeois Dominique de Buman ou le conseiller d'Etat tessinois Luigi Pedrazzini.
C'est le PDC tessinois qui a fait entrer en jeu ce dernier lundi dernier, à l'échéance pour les candidatures. Le comité électoral du parti n'a cependant pas encore pu entendre le Tessinois. Une audition est agendée ce mardi.
Pour Pascal Couchepin, les choses sont claires: il répète qu'Urs Schwaller n'est pas un Latin. Dans la «Tribune de Genève» et «24heures» de samedi, il insiste sur l'importance d'élire un Romand ou un Tessinois: «Je vous garantis que si cette composante est ignorée, le sort se vengera».
























