Syrie

13 juin 2017 10:12; Act: 13.06.2017 11:28 Print

Trois juges vont enquêter sur LafargeHolcim

Une information judiciaire a été ouverte contre le cimentier franco-suisse pour «financement d'entreprise terroriste».

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L'enquête sur le cimentier franco-suisse LafargeHolcim, mis en cause pour avoir indirectement financé des groupes armés en Syrie, a été confiée à trois juges d'instruction, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Paris.

Cette information judiciaire, ouverte le 9 juin, vise notamment les chefs de «financement d'entreprise terroriste» et de «mise en danger de la vie d'autrui», a précisé le parquet. Elle a été confiée à deux juges d'instruction du pôle financier et à un magistrat instructeur du pôle antiterroriste.

L'enquête, également révélée par France Inter, devra déterminer les liens qu'a pu entretenir le géant du ciment avec plusieurs groupes en Syrie, dont l'organisation djihadiste Etat islamique (EI), pour continuer à faire fonctionner la cimenterie de Jalabiya, dans le nord du pays, malgré la guerre civile. L'EI s'était finalement emparé du site en septembre 2014.

Plusieurs plaintes

LafargeHolcim fait l'objet de plusieurs plaintes déposées à l'automne par le ministère français de l'Economie, mais aussi par des organisations non gouvernementales (ONG) comme Sherpa qui s'était appuyée sur des témoignages d'anciens employés de l'usine.

Dans une enquête de juin 2016, Le Monde avait mis en lumière ces témoignages pour révéler de «troubles arrangements», alors que l'EI gagnait du terrain et devenait incontournable dans la zone.

Lafarge, qui a fusionné en 2015 avec le groupe st-gallois Holcim, a admis début mars avoir «indirectement» financé en 2013 et 2014 des groupes armés en Syrie pour maintenir en activité sa cimenterie.

Diverses contraintes

Entre les «menaces pour la sécurité des collaborateurs» et les «perturbations dans les approvisionnements nécessaires pour faire fonctionner l'usine et distribuer ses produits», la filiale locale de Lafarge a tenté d'amadouer les diverses «factions armées» qui contrôlaient ou tentaient de contrôler les zones autour de la cimenterie, a reconnu le groupe.

Eric Olsen, directeur général de LafargeHolcim, a annoncé en avril qu'il allait quitter ses fonctions en juillet pour tenter de désamorcer le dossier syrien. Son remplaçant est connu. Il s'agit de Jan Jenisch, actuel patron du groupe zougois de spécialités chimiques Sika, qui arrivera en poste en octobre prochain.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Mike le 13.06.2017 14:15 Report dénoncer ce commentaire

    L'église au milieu du village

    Au moment des faits, LafargeHolcim n'existait pas, elle a été créée en 2015. Les événement, qui ce sont déroulés jusqu'en 2014, sont du seul fait de l'entreprise française Lagarge, Holcim n'a rien avoir la dedans. Évidemment, au vu de la fusion, un procès concernera le groupe LafargeHolcim.

  • Aziz le 13.06.2017 11:06 Report dénoncer ce commentaire

    Grosse entreprise, pognon en jeu?

    L'affaire sera classée sans suites, on parie?

  • Ernest Pellegrini le 13.06.2017 11:18 Report dénoncer ce commentaire

    Travailler en amont et non pas en aval

    Trop tard, il ne fallait jamais accepté leur mariage, voilà à quoi arrive Holcim. C'est comme quand on attire des entreprises de l'étranger avec des avantages tantôt des impôts comme le droit de superficie, après avoir fait de l'argent grâce à ces avantages, adieu sans aucune pitié et qui va payer les chômeurs et autres inconvénients ? NOUS

Les derniers commentaires

  • Mike le 13.06.2017 14:15 Report dénoncer ce commentaire

    L'église au milieu du village

    Au moment des faits, LafargeHolcim n'existait pas, elle a été créée en 2015. Les événement, qui ce sont déroulés jusqu'en 2014, sont du seul fait de l'entreprise française Lagarge, Holcim n'a rien avoir la dedans. Évidemment, au vu de la fusion, un procès concernera le groupe LafargeHolcim.

  • Ernest Pellegrini le 13.06.2017 11:18 Report dénoncer ce commentaire

    Travailler en amont et non pas en aval

    Trop tard, il ne fallait jamais accepté leur mariage, voilà à quoi arrive Holcim. C'est comme quand on attire des entreprises de l'étranger avec des avantages tantôt des impôts comme le droit de superficie, après avoir fait de l'argent grâce à ces avantages, adieu sans aucune pitié et qui va payer les chômeurs et autres inconvénients ? NOUS

    • Mike le 13.06.2017 14:16 Report dénoncer ce commentaire

      Vraiment?

      Heu... c'est Holcim qui absorber Lafarge. Le siège est en Suisse et il y restera. La très grande majorité des employers du groupe ne sont pas des salariés suisses...

  • Aziz le 13.06.2017 11:06 Report dénoncer ce commentaire

    Grosse entreprise, pognon en jeu?

    L'affaire sera classée sans suites, on parie?