Armée

28 septembre 2017 13:49; Act: 28.09.2017 13:49 Print

Les polices de l'air s'accordent

La Suisse et l'Autriche ont signé un accord pour améliorer la collaboration des services de police aérienne.

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Le ministre autrichien Hans Peter Doskozil et le conseiller fédéral Guy Parmelin. (Photo: Keystone)

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Le conseiller fédéral Guy Parmelin a signé jeudi à Salzbourg un accord visant à améliorer la collaboration des services de police aérienne avec l'Autriche. Les parlements des deux pays doivent encore le ratifier.

En cas de menace dans le ciel, les pilotes suisses et autrichiens pourront ainsi à l'avenir mieux collaborer, sans l'utilisation d'armes.

Eviter des situations incontrôlables

L'accord permettra surtout d'éviter «qu'une situation devienne incontrôlable en quelques minutes seulement», a expliqué jeudi le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) lors d'un point de presse à Salzbourg, quand bien même le principe de la neutralité demeure. Ce traité facilitera aussi les échanges d'informations entre Berne et Vienne.

De tels traités ont déjà été signés avec les autres pays voisins de la Suisse. Ils permettent aux Forces aériennes d'intervenir dès la frontière. Avec l'Autriche, la Suisse n'avait signé qu'un accord réglant la transmission de données sur la situation aérienne.

Combler une lacune

Mais les pilotes militaires n'avaient pas l'autorisation de franchir la frontière, même en cas de problème. Or, lors de manifestations comme le Forum économique de Davos (WEF), cette interdiction restreint l'efficacité du service de police aérienne et «peut avoir des conséquences particulièrement fâcheuses», note le Conseil fédéral.

Ce nouvel accord permet de combler cette lacune. Il autorisera les forces aériennes suisses et autrichiennes à survoler le ciel, y compris dans l'espace frontalier voisin. Les avions suspects pourront ainsi être accompagnés par les militaires jusqu'à leur prise en charge par leur partenaire.

(nxp/ats)