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16 septembre 2009 08:17; Act: 16.09.2009 15:12 Print
«Je crois qu'il y a une tradition d'exécutif à Neuchâtel»
Le Neuchâtelois Didier Burkhalter est le nouveau conseiller fédéral. Sa réaction et celles de membres de l'Assemblée fédérale.
Didier Burkhalter (PLR Neuchâtel)
Didier Burkhalter. - Photo: Keystone
Cette élection est «un poids et un honneur», a déclaré le nouveau conseiller fédéral, Didier Burkhalter, à la TSR. «L'Assemblée fédérale a su se rassembler autour d'une personne», s'est-il félicité.
«Je suis convaincu qu'il importe de retrouver une stabilité dans la politique suisse, pour pouvoir mener à bien des réformes indispensables», a poursuivi le Neuchâtelois.
«Je crois qu'il y a une tradition d'exécutif à Neuchâtel» répond DB à un journaliste qui lui demande la raison de la forte représentativité des Neuchâtelois au Conseil fédéral.
Le Neuchâtelois se prépare à reprendre le DFI
Le nouveau conseiller fédéral Didier Burkhalter est prêt à reprendre le Département fédéral de l'intérieur (DFI), dirigé par Pascal Couchepin jusqu'à la fin octobre. Le radical neuchâtelois a jugé mercredi devant les médias cette hypothèse «assez évidente».
M. Burkhalter s'est toutefois empressé de préciser qu'il était ouvert à toute option. «J'ai été élu comme conseiller fédéral, non pas en tant que chef de département.» La répartition des dicastères est prévue vendredi, lors de la séance hebdomadaire du gouvernement.
S'il devenait ministre de la santé et des affaires sociales, le Neuchâtelois aimerait que le Parlement «passe la vitesse supérieure» sur certains dossiers, par exemple dans le domaine des réseaux de soins. Reprendre le DFI serait «une chance et un honneur».
Pas de défaitisme au PDC
Grand perdant, le PDC refuse pourtant tout défaitisme. «Je l'ai dit dès le début: mes chances étaient de 50/50», a déclaré le candidat démocrate-chrétien Urs Schwaller. «Nous sortons renforcés» de ce combat.
«Nous serons plus soudés, combatifs et offensifs que jamais», a souligné le Fribourgeois. Estimant légitime la revendication du PDC d'obtenir un deuxième siège, Maurice Chevrier (VS) signale au passage que «si c'était à refaire, nous adopterions exactement la même stratégie». A partir de maintenant, «tout siège libéré au Conseil fédéral doit avoir un candidat PDC», avertit le Vaudois Jacques Neyrinck.
Le président du parti, le Valaisan Christophe Darbellay, déplore quant à lui «un manque de soutien à gauche» et constate que «le PLR a fait un pas de plus en direction de l'UDC».
Au PLR justement, on indique que «les discussions avec l'UDC n'ont pas été simples, «mais cela a valu la peine de leur faire confiance», pour reprendre les propos tenus par le président du parti, Fulvio Pelli, devant les caméras de la télévision alémanique.
Concordance et stabilité
L'élection de Didier Burkhalter constitue un choix de concordance et de stabilité, a-t-il ajouté, et «c'était notre objectif». «Cette concordance est un souci pour nous», confirme de son côté l'UDC Oskar Freysinger (VS), pour justifier le choix de son parti.
«Nous aurions préféré Christian Lüscher, mais ça n'a pas été difficile pour moi de voter pour Burkhalter», renchérit le président de l'UDC, Toni Brunner (SG). Car «le PDC ne peut pas prétendre à un deuxième siège au Conseil fédéral», selon lui.
Lors du vote à la succession de Pascal Couchepin, l'UDC a ajourné ses «prétentions légitimes» sur un second siège au Conseil fédéral. L'UDC avancera cette revendication à la prochaine occasion, indique encore le parti dans un communiqué.
Sentant le danger, le PBD, tout en saluant l'élection de M. Burkhalter, précise défendre le principe de la «concordance sans éjection». Pour cette raison, l'UDC ne peut pas revendiquer le siège de la conseillère fédérale PBD Eveline Widmer-Schlumpf, estime Brigitta Gadient (GR).
Politique de la santé
Le président du PS Christian Levrat s'est quant à lui dit préoccupé par le fait que Didier Burkhalter ne soit pas un expert en politique de la santé. Le socialiste espère donc que le nouveau conseiller fédéral sera vite dans le bain, dans le cas où il hériterait du département de son prédécesseur, celui de l'intérieur.
L'Assemblée fédérale a préféré voter pour la concordance, elle ne s'est pas prononcée pour une personnalité, a précisé M. Levrat. Au PS comme chez les Verts, une minorité s'est prononcée pour Didier Burkhalter, indique le président des Verts, Ueli Leuenberger.
L'écologie et le social ont peu été pris en compte lors de cette élection, a regretté Ueli Leuenberger interrogé par l'ATS. Contrairement à Urs Schwaller, Didier Burkhalter n'a pas cette fibre-là, a-t-il souligné.
(ats/atk)
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Tous les 42 Commentaires



























C'est le parfait compromis pour que
tout le monde soit content.Mais,avoir des conseillers fédéraux qui"passent partout"est-ce bien l'intérêt de la Suisse?Il nous faut des personnalités qui ont le courage de défendre la souveraineté de la Suisse face aux attaques UE,USA,etc et qui croient en nos valeurs et cessent de les brader!!
Bof !
Il nya pas de quoi pavoiser, 200 personnes pour une ville de 32'148 habitants et 170'897 pour le canton. Enfin, cest çà la politique, que ce soit de droite ou de gauche on en parle beaucoup mais pour le reste.
Bravo
Je suis de gauche et fier d'être neuchâtelois. Bravo M. Burkhalter et bonne chance pour la suite.