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Succession Couchepin
15 septembre 2009 19:40; Act: 15.09.2009 19:41 Print
Tout reste ouvert avant la nuit des longs couteaux
Les trois candidats officiels à la succession de Pascal Couchepin se tiennent à couvert à la veille de l'élection.
Le PDC Urs Schwaller semble bien parti avec un fort soutien à gauche. Deuxième favori, le radical Didier Burkhalter doit compter avec la concurrence du libéral Christian Lüscher. Chaque voix comptera. Et la nuit risque d'être longue.
Qui prendra la place de Pascal Couchepin au Conseil fédéral? Réponse mercredi matin.
A l’occasion de l’élection au Conseil fédéral mercredi 16 septembre, 20 minutes online sera, dès 8 h, au coeur de l’événement à Berne pour couvrir en direct et en vidéo l’évolution du scrutin. Suivez l'élection en cliquant ici
Preuve de l'excitation qui régnait mardi au Palais fédéral, les trois candidats officiels se sont montrés très prudents quant à leurs chances de succès.
Au baromètre des promesses de votes à l'issue des auditions par les groupes, le Fribourgeois Urs Schwaller peut en principe compter sur l'ensemble de son groupe (52 voix) plus 25 voix socialistes, une ou deux du PBD ainsi qu'une majorité des bulletins des Verts, soit une nonantaine de suffrages au total.
Le Genevois Christian Lüscher a quant à lui les faveurs de l'UDC (59 membres du groupe se sont prononcés pour lui). Il pourra également compter sur le soutien d'une partie de son parti, qui détient 47 sièges à l'Assemblée fédérale.
Quant au Neuchâtelois Didier Burkhalter, il devrait pouvoir compter, en sus des suffrages radicaux-libéraux, sur le soutien de 15 socialistes, d'une minorité des Verts, de quatre ou cinq bourgeois-démocrates et de deux UDC.
Voix encore éparses
Plusieurs inconnues demeurent encore: la répartition exacte des voix libérales-radicales entre MM.Burkhalter et Lüscher ainsi que le choix de ceux qui ne se sont pas prononcés pour l'instant. A l'UDC, seuls 61 des 66 élus ont participé au vote au sein du groupe.
Sur 50 socialistes, ils ne sont que 41 à s'être exprimés et l'un d'eux a voté blanc. Le président des Verts Ueli Leuenberger a quant à lui laissé entendre que quelques uns de ses collègues de parti glisseront le nom du radical tessinois Dick Marty dans l'urne.
D'après les déclarations officielles des chefs de groupe, une candidature «sauvage» semble exclue. Ainsi la cheffe du groupe socialiste Ursula Wyss a précisé qu'une grande majorité des socialistes veut soutenir un des poulains officiels.
Candidature UDC ?
Du côté de l'UDC, on est bien résolu à se battre pour éviter que le Parlement ne se livre à des «manoeuvres». Le cas échéant, le parti pourrait lancer le conseiller national fribourgeois Jean- François Rime dans la course et ce jusqu'au deuxième tour de scrutin. Avec leurs menaces, les démocrates du centre veulent éviter que leur candidat favori - Christian Lüscher - ne se retire de la course en faveur de Didier Burkhalter.
Durant la traditionnelle nuit des longs couteaux, les partis vont à nouveau avoir l'occasion d'affûter leur stratégie. La tactique à choisir pour éviter que leur poulain ne soit éliminé devrait être au centre des discussions.
Eviter l'élimination
Pour autant qu'aucun nouveau candidat ne sorte du chapeau des parlementaires d'ici mercredi matin 08h00, la partie se jouera à trois. Il paraît peu probable - à moins que des accords en ce sens ne soient noués durant la nuit - que l'un d'eux obtienne la majorité des suffrages de l'Assemblée fédérale lors des premiers tours.
Celui qui aura obtenu le moins de voix au 3e tour sera éliminé. Et suivant le duel final (Schwaller-Lüscher, Schwaller-Burkhalter, Burkhalter-Lüscher), l'élection pourrait prendre un tout autre tour. Les partis seraient donc bien avisés de maîtriser l'évolution des reports de voix au fil des tours s'ils veulent avoir le dernier mot.
Au maximum 245 parlementaires (le siège du conseiller aux Etats Ernst Leuenberger (PS/SO) décédé n'a pas encore été repourvu) pourront s'exprimer mercredi. Le groupe UDC totalise 66 membres, le groupe PDC/PVL/PEV 52, le groupe socialiste 50 (51 moins un), le groupe radical-libéral 47, le groupe des Verts 24 et le groupe bourgeois-démocrate six.
(ats)























