
Pour l'ambassade américaine à Berne, ce contrat viole l'esprit des sanctions décidées par Washington contre Téhéran.
Dans une prise de position écrite transmise à l'ATS, l'ambassade à Berne a indiqué avoir communiqué aux autorités suisses que ce genre d'accord envoyait un «faux message», au moment où les autorités de Téhéran «continuent de défier les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU lui enjoignant de suspendre les activités d'enrichissement d'uranium».
Les Etats-Unis entendent examiner cet accord pour voir s'il viole les mesures décidées par Washington contre l'Iran (Iran Sanctions Act). «Mais nous pensons que dans tous les cas, il viole l'esprit des sanctions», souligne la représentation américaine à Berne.
Etats-Unis «déçus»
Les autorités américaines, qui se disent «déçues», soulignent qu'elles vont poursuivre leurs discussions avec la Suisse «au sujet de la nécessité de maintenir la pression sur l'Iran pour que ce dernier remplisse ses obligations internationales».
Ces deux derniers jours, Mme Calmy-Rey a affirmé à plusieurs reprises que le contrat gazier entre EGL et l'Iran ne viole ni les sanctions de l'ONU, ni le droit international, ni les directives américaines contre le commerce avec Téhéran.
L'ambassade américaine précise enfin que Washington privilégie, pour résoudre la crise du nucléaire, les discussions menées par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (dont les Etats-Unis), ainsi que l'Allemagne. Une référence aux initiatives de la Suisse dans ce dossier, qui a proposé à plusieurs reprises ses bons offices.
(ats)|
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