Une info à nous transmettre? Une histoire à nous raconter? Ecrivez-nous à
web@20minutes.ch 
29 octobre 2007 08:59; Act: 29.10.2007 09:05 Print
600 millions de francs pour le «e-voting»
La Suisse devra investir jusqu'à 600 millions de francs pour l'introduction du vote électronique sur l'ensemble du territoire.
C'est ce qu'a expliqué la chancelière de la Confédération Annemarie Huber-Hotz lors d'un entretien avec l'agence de presse AP, soulignant aussi les limites actuelles du système: il n'est par exemple pas imaginable que le Parlement 2011 soit élu par Internet ou téléphone portable.
(photo: Keystone)
Actuellement, des projets pilotes d'«e-voting» existent dans les cantons de Zurich, Genève et Neuchâtel. Mais pour une couverture nationale, il faudrait injecter encore entre 400 et 600 millions de francs, y compris pour l'harmonisation des registres. Pour l'heure, le vote électronique est testé seulement lors de votations. Mais d'éventuels essais lors d'élections sur le plan cantonal seraient également les bienvenus, selon Annemarie Huber-Hotz.
En l'état, un canton peut poursuivre ses essais de vote électronique sans autorisation spéciale de la Chancellerie après cinq tests concluants. Et la Confédération prend en charge 80% des coûts. Selon Annemarie Huber-Hotz, il reste de nombreuses questions techniques à résoudre, notamment sur le plan de la sécurité. «Il faut garantir les mêmes standards qu'avec le vote traditionnel par bulletins», explique la chancelière.
Durant la prochaine législature, un projet de vote électronique ne pourra concerner que 10% des électeurs, selon l'ordonnance sur les droits politiques qui doit entrer en vigueur en 2008. Cela représente quelque 470.000 personnes. Concernant cette limite, Annemarie Huber-Hotz précise: «Quand tous les cantons auront conduit des expériences pilotes sûres, nous pourrons sans problème lever cette clause».
Patience
Jusqu'ici, outre les trois cantons pilotes, seuls Saint-Gall et Berne ont manifesté leur intérêt pour le vote électronique. Des discussions ont aussi eu lieu avec le canton de Vaud. «Nous espérons pouvoir faire des essais en 2008 avec les Suisses de l'étranger», a expliqué la chancelière.
Il ne faut cependant pas aller plus vite que la musique. Il n'y aura sans aucun doute pas de vote par Internet ou téléphone portable pour le renouvellement du Parlement en 2011. Annemarie Huber-Hotz souligne qu'il ne faut pas être trop gourmand. Il s'agit déjà de poursuivre les projets en cours et en lancer de nouveaux dans le domaine des votations. Le reste suivra si la majorité des cantons développe le système d'«e-voting».
(ap)























