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L'analyse de notre expert
16 septembre 2009 07:48; Act: 16.09.2009 11:55 Print
«La gauche a fait pencher la balance»
Expert pour 20 minutes online, Georg Lutz politologue et chercheur au FORS (Fondation suisse pour la recherche en sciences sociales, à Lausanne) analyse l'élection du jour. Interview.
20 minutes online: Votre réaction par rapport au résultat de l'élection d'aujourd'hui?
Georg Lutz, politologue et chercheur au FORS, fondation pour la recherche en sciences sociales, à Lausanne. - Photo: dr
Georg Lutz: Urs Schwaller n'a pas pu entièrement mobiliser la gauche. Il a fait moins de voix que prévu chez les socialistes et les Verts.
Est-ce pour autant une défaite de la gauche?
A première vue oui, mais si l'on regarde les choses plus profondément, non. D'un côté, la gauche a tout de même montré son soutien au PDC, même si celui-ci n'a pas été unanime. De l'autre côté, ils également fait pencher la balance pour Burkhalter, et ceci va leur assurer le soutien des radicaux lorsqu'ils en auront besoin.
L'élection de Didier Burkhalter change-t-elle quelque chose pour la politique en Suisse?
Pas fondamentalement. C'est un radical également, modéré comme son prédécesseur. S'il reprend le département de l'Intérieur, sur certains dossiers comme la santé par exemple, il pourrait contribuer à débloquer quelque peu la situation.
Le débat sur la concordance est-il dorénavant terminé?
Certainement pas! Il n'y a toujours pas de consensus sur la répartition des sièges au gouvernement. Avec la prochaine démission, le même débat va se produire à nouveau. L'UDC va revendiquer son deuxième siège. Et les partis en place veulent tous garder le leur.
Quel a été le rôle du critère de la langue dans l'élection d'aujourd'hui?
Je ne pense pas que cela a joué un rôle central. La question est de savoir si les parlementaires de gauche ont voté Burkhalter en raison de la langue. Je pense surtout qu'ils ont voté Burkhalter pour s'assurer le soutien des radicaux lors de la prochaine élection. En outre, une partie de la gauche voulait éviter de renforcer la coalition UDC-radicaux libéraux.
Propos recueillis par Thierry Délèze























