Rémunérations

28 mai 2010 16:37; Act: 28.05.2010 16:44 Print

Jusqu'à 550'000 fr. pour le patron de la Finma

La Finma a publié vendredi son système de rémunérations. La fourchette du salaire de base fluctue entre 50'000 et 300'000 francs.

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Le salaire du patron de la Finma, Patrick Raaflaub, reste flou, mais pourrait dépasser les 500'000 francs. (Photo: Keystone)

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L'Autorité de surveillance des marchés financiers ne révèle en revanche pas le salaire exact pour 2009 de son actuel patron, Patrick Raaflaub, qui peut toucher un maximum de 550'000 francs, compléments inclus.

C'est davantage qu'un conseiller fédéral, dont le salaire annuel se monte environ à 430'000 francs. Eugen Haltiner, président du conseil d'administration de la Finma, a lui empoché 320'000 francs pour son pensum à temps plein.

La fourchette du salaire de base pour l'ensemble des collaborateurs du gendarme financier se situe entre 50'000 et 300'000 francs. Des exceptions peuvent être demandées auprès du chef du Département des finances.

La Finma a en outre octroyé des primes l'an dernier à près d'un tiers de ses employés. Pour les membres de la direction, les bonus atteignaient 20% de la rétribution de base.

La Finma «mène une politique du personnel axée sur les performances du marché», écrit-elle dans son rapport sur sa politique en matière de personnel. Elle rémunère la majeure partie de son effectif en s'alignant en général sur le niveau des salaires pratiqué par des petites compagnies d'assurance ou des banques cantonales de taille moyenne, poursuit-elle.

Nouveaux postes

La Finma embauche encore. Pour l'année en cours, elle a fait passer ses effectifs à 380 postes, soit 25 supplémentaires. Cette hausse s'explique par le nombre croissant de requêtes qui lui sont adressées.

A la fin de l'an passé, la Finma comptait 332 emplois à plein temps. L'objectif est de ne pas franchir à long terme la barre des 400 postes, sauf extension de ses missions, écrit l'Autorité de surveillance.

La Finma est née début 2009 de la fusion des trois autorités de surveillance qu'étaient l'Office fédéral des assurances privées (OFAP), la Commission fédérale des banques (CFB) et l'Autorité de contrôle en matière de lutte contre le blanchiment d'argent (AdC LBA).

(ap)