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Renvoi d'étrangers
04 octobre 2010 17:22; Act: 14.10.2010 11:48 Print
L'UDC promet des images chocs
Le contre-projet à l'initiative pour le renvoi des criminels étrangers empêchera leur expulsion systématique, affirme l'UDC.
Pour illustrer le «oui» à l'initiative, l'UDC reprend l'image du mouton noir, largement placardée dans les rues de Suisse durant les dernières élections fédérales. Pour inciter le peuple à rejeter le contre-projet, le parti recourt à un autre visuel.
Sur un visage censé représenter un étranger apparait une bandeau noir avec l'inscription «Ivan S. Violeur et bientôt Suisse ?». La formule est déclinée en «Faruk B., Assassin», «Ismir K., Abuseur social» et «Maurice C., Violeur d'enfant». A noter que pour ce dernier, le nom retenu dans la version allemande, «Detlef S.». cible plus clairement les Allemands.
En sus de ces images, le flyer présenté lundi à la presse, décrit clairement comment remplir son bulletin de vote pour répondre aux recommandations de vote du parti. Car pour la formation de droite, le contre-projet n'a été rédigé que pour tromper l'électeur et faire obstruction à l'initiative.
Le Parlement a peur que l'initiative soit acceptée par le peuple, a avancé le président de l'UDC Toni Brunner, tout en refusant de préciser le budget de campagne de son parti.
Trop de dérogations
Selon les démocrates du centre, le contre-projet empêchera l'expulsion systématique des criminels étrangers. En faisant référence au droit international, il offre une marge de manoeuvre «extraordinaire» aux autorités judiciaires qui auront beau jeu de donner plus de poids aux droits du condamné qu'à la sécurité, a affirmé le conseiller national vaudois André Bugnon.
Et le parti de brandir la menace de décisions arbitraires et de renvois rendus impossibles par d'innombrables voies de recours. Un criminel pourrait s'opposer à son expulsion en faisant valoir qu'il est marié en Suisse, qu'il y a une famille ou que son renvoi viole son intégrité corporelle.
L'absence dans le contre-projet d'une durée minimale pour le renvoi amène en outre l'UDC à affirmer que les criminels expulsés pourraient revenir en Suisse seulement un an plus tard. Soit uniquement l'équivalent «d'un long séjour au pays», selon les propos de Toni Brunner.
Intégration rejetée
Enfin, le parti voue aux gémonies les dispositions sur l'intégration «ajoutées pour rallier la gauche et inscrites dans le dos des cantons», d'après le conseiller aux Etats argovien Maximilian Reimann.
«C'est le monde à l'envers: ce n'est tout de même pas la faute de la Suisse si des étrangers abusent de son hospitalité et commettent des crimes, a renchéri le conseiller national du même canton Luzi Stamm. Selon lui, il est déplacé d'exiger la mise en place d'«onéreux» programmes d'intégration dans un texte consacré aux renvoi de criminels.
(ats)





















