Elections cantonales

13 février 2018 07:07; Act: 13.02.2018 07:18 Print

L'UDC veut gouverner à Obwald

Les citoyens obwaldiens et nidwaldiens renouvellent leurs autorités le 4 mars prochain. Dans le canton d'Obwald, l'UDC tente de faire son entrée au gouvernement.

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(Photo: Keystone)

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Les libéraux-radicaux nidwaldiens présentent trois candidats à l'élection au Conseil d'Etat. Le député au Grand Conseil Niklaus Reinhard et Joe Christen, membre de l'exécutif de Stans, accompagnent le sortant Alfred Bossard sur la liste.

Malgré le départ de la présidente du gouvernement Yvonne von Deschwanden (PLR), qui ne se représente pas pour un troisième mandat, le parti entend donc non seulement défendre ses deux sièges actuels, mais encore reconquérir le troisième.

Il y a deux ans, le PDC le lui avait ravi en plaçant Josef Niederberger à l'exécutif. Cette élection complémentaire avait suivi la démission du libéral-radical Hans Wicki.

PLR nidwaldien sans femme...

La tâche sera difficile pour le PLR, car les trois ministres démocrates-chrétiens, Othmar Filliger, Karin Kayser-Frutschi et Josef Niederberger se représentent. En outre, les libéraux-radicaux n'ont désigné aucune femme pour briguer la succession d'Yvonne von Deschwanden. Les électeurs risquent de leur en tenir rigueur.

Aussi, la lutte la plus acharnée pourrait concerner l'un des deux sièges UDC remis en jeu, Ueli Amstad quittant l'exécutif après dix ans de mandat. Les chances de l'UDC de maintenir ses deux fauteuils de ministres ne sont pourtant pas mauvaises.

...contrairement à l'UDC

En effet, le parti de droite conservatrice a désigné une femme, la présidente du parlement Michèle Blöchinger, pour accompagner le sortant Res Schmid dans la course. Si cette dernière échouait, il n'y aurait plus qu'une seule femme au gouvernement nidwaldien.

On notera encore la candidature sauvage du député vert Conrad Wagner, malheureux en 2014 et en 2016 dans sa tentative de reconquête du siège que son parti a perdu en 2010. Très minoritaires, le PS et les Verts ont renoncé à une candidature officielle. Ils préfèrent se concentrer sur leur rôle d'opposition. Le Conseil d'Etat est aujourd'hui composé de trois PDC, deux PLR et deux UDC.

Dans l'élection au parlement nidwaldien, 158 personnes - 110 hommes et 48 femmes - briguent les 60 sièges. La répartition des mandats est actuellement la suivante: UDC 17, PDC 17, PLR 15, Verts 8, PS 3.

Candidat sauvage PDC à Obwald

Dans le canton voisin, deux des cinq ministres que compte le gouvernement obwaldien ne se représentent pas. Il s'agit du démocrate-chrétien Niklaus Bleiker et du chrétien-social Franz Enderli. Ils auront siégé au Conseil d'Etat durant respectivement 14 et 9 ans.

Le PDC a désigné Michael Siegrist, secrétaire général du département cantonal de l'agriculture et de l'environnement, pour accompagner le sortant Christoph Amstad sur la liste démocrate-chrétienne. Le PCS a choisi le député au Grand Conseil Christian Schäli pour défendre le siège laissé vacant par Franz Enderli.

Les trois ministres qui se représentent sont, outre, Christoph Amstad (PDC), la libérale-radicale Maya Büchi-Kaiser et Josef Hess, sans parti. Jamais représentée au gouvernement obwaldien jusque-là, l'UDC brigue un siège avec le député Daniel Wyler. Un candidat «sauvage» pourrait, lui aussi, jouer les fauteurs de troubles. Il s'agit du député et maire démocrate-chrétien de Sarnen Jürg Berlinger qui maintient sa candidature malgré le «niet» de son parti. Les chances du vice-maire de Sachseln Florian Spichtig (sans parti), lui aussi candidat, sont en revanche plus faibles.

Domination des partis chrétiens

L'exécutif se compose actuellement de deux PDC, une PLR, un PCS et un sans-parti. Comme à Nidwald, la gauche ne s'est pas lancée dans la course. Elle préfère se cantonner dans l'opposition.

Au législatif, 151 candidats briguent les 55 sièges du Grand Conseil. Actuellement, le PDC y règne en maître avec 19 sièges. L'UDC en compte 13, le PLR 10, le PCS 7 et le PS 6.

Glaris: le PS veut faire son retour

Contrairement aux Obwaldiens et aux Nidwaldiens, les Glaronais élisent uniquement leur gouvernement, le 4 mars prochain. Quatre ministres sortants sur cinq se représentent. Le bourgeois-démocrate Robert Marti se retire après 21 ans passés à l'exécutif. Sa succession se joue entre le PBD et le PS qui veut réintégrer le Conseil d'Etat après quatre ans d'absence.

Le parti du ministre sur le départ présente le banquier Kaspar Becker. Les socialistes lui opposent Christian Büttiker, membre de l'exécutif de la ville de Glaris et entrepreneur spécialisé dans les plans de construction. Objectif: permettre à la gauche d'être à nouveau représentée au gouvernement glaronais.

En 2014, l'UDC avait ravi au PS son unique fauteuil. Tout indique que sa représentante depuis quatre ans, Marianne Lienhard, devrait se maintenir, suite à une campagne électorale qui n'a pas fait de vagues. Les autres candidats à leur propre succession sont le démocrate-chrétien Rolf Widmer et les libéraux-radicaux Andrea Bettiga et Benjamin Mühlemann.

(nxp/ats)