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Sécurité
10 février 2012 13:10; Act: 10.02.2012 17:37 Print
La Suisse à la tête de la sécurité européenne
La présidence de l'OSCE sera occupée par la Suisse en 2014. Elle avait déposé sa candidature conjointement avec le Serbie, qui sera présidente en 2015.
Pour Dider Burkhalter, la présidence de l'OSCE une bonne nouvelle pour la Suisse (photo: Keystone)
La Suisse assumera la présidence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en 2014, a annoncé vendredi le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE). Berne avait déposé sa candidature conjointement avec le Serbie, qui sera à son tour présidente en 2015.
L'information a été confirmée vendredi par l'OSCE elle-même, selon le DFAE. «Cette décision est une bonne nouvelle pour la Suisse. L'exercice de cette présidence s'inscrit précisément dans l'une des priorités stratégiques de notre politique étrangère: l'engagement en faveur de la stabilité en Europe et dans les régions limitrophes», a réagi le conseiller fédéral Didier Burkhalter.
«Nos partenaires ont confiance en notre capacité à améliorer la sécurité et la coopération en Europe. Une collaboration étroite avec la Serbie offre de nouvelles possibilités à la Suisse pour contribuer à une évolution positive en Europe du Sud-Est», a ajouté le chef de la diplomatie suisse, cité par un communiqué du DFAE.
M. Burkhalter relève qu'il s'agit d'un canal supplémentaire par lequel la Suisse pourra faire valoir ses compétences et son expérience dans le cadre de la politique internationale.
De son côté, le président actuel de l'OSCE, le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères de l'Irlande Eamon Gilmore a également exprimé sa satisfaction dans un communiqué: la candidature conjointe de la Suisse et de la Serbie «est une approche novatrice qui va permettre une planification à plus long terme ainsi qu'une cohérence dont bénéficiera notre organisation».
Une procédure dite «silencieuse»
Le 7 décembre dernier, lors de la rencontre annuelle du Conseil des ministres de l'OSCE à Vilnius, en Lituanie, la Suisse et la Serbie avaient déposé une candidature commune pour la présidence de l'OSCE. La présidente de la Confédération d'alors, Micheline Calmy- Rey, s'était dite persuadée que cette mesure contribuerait «à stabiliser encore davantage la situation dans les Balkans occidentaux».
Les ministres des affaires étrangères des 56 Etats participants avaient donc soumis l'élection de ces Etats candidats à la présidence 2014 et 2015 à une «procédure silencieuse».
Cette procédure consiste à laisser s'écouler un certain laps de temps au cours duquel les Etats peuvent faire part de leur objection. Si aucune opposition ne s'élève au cours de cette période, les candidats sont considérés comme élus. «Aucune opposition contre la candidature de la Suisse et de la Serbie n'a été enregistrée», s'est réjoui le DFAE.
Des thèmes prioritaires
En matière de coopération internationale pour le maintien de la paix en Europe, l'OSCE fournit «une plate-forme essentielle» ont souligné les services de M. Burkhalter, faisant valoir que l'organisation regroupe pratiquement tous les Etats d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Asie centrale.
La Suisse, qui s'implique au sein de l'organisation en faveur notamment du contrôle des armements, s'est entendue avec la Serbie sur des thématiques prioritaires pour les deux années consécutives de leur présidence. Ainsi, Berne et Belgrade entendent renforcer le rôle de l'OSCE dans la gestion des crises et des conflits et dans la coopération avec des régions limitrophes d'Asie, du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord ainsi qu'avec la société civile
Mais les deux pays accorderont également une attention particulière aux nouveaux défis, comme le crime organisé, le terrorisme international ou les menaces via Internet. Afin de discuter de cette collaboration, Didier Burkhalter recevra son homologue serbe, Vuk Jeremic, pour une visite de travail à Berne le 1er mars.
La Suisse présidera l'OSCE dès 2014, après l'Ukraine en 2013 et l'Irlande, qui se trouve actuellement à sa tête. C'est la deuxième fois qu'elle prendra les rênes de l'organisation, après une première présidence en 1996 du chef de la diplomatie suisse de l'époque, Flavio Cotti.
(ats)




















