Succession Burkhalter

13 août 2017 13:11; Act: 13.08.2017 16:31 Print

La pression monte sur la candidature féminine

Le débat se focalise maintenant sur la seule femme candidate au Conseil fédéral, la Vaudoise Isabelle Moret.

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Le débat se focalise désormais sur la seule candidature PLR pour succéder au conseiller fédéral Didier Burkhalter, celle d'Isabelle Moret. (Dimanche 13 août 2017) Il n'y aura pas de candidature surprise au PLR: Seuls Isabelle Moret, Pierre Maudet et Ignazio Cassis se lancent dans la course au Conseil fédéral. (Samedi 12 août 2017) Isabelle Moret est la candidate du PLR Vaud dans la course à la succession de Didier Burkhalter. Le comité directeur du parti cantonal l'a annoncé ce jeudi 10 août à Lausanne. Plusieurs fois pressenti, le conseiller national fribourgeois Jacques Bourgeois renonce. Le président de l'Union suisse des paysans préfère s'engager dans la campagne pour la votation du 24 septembre sur la sécurité alimentaire. (9 août 2017) Pierre Maudet peut commencer sa campagne. Le conseiller d'Etat genevois, qui a annoncé sa candidature le 4 août, reçoit le plein soutien du PLR genevois, lors d'une assemblée des délégués gonflée à bloc derrière son candidat. (8 août 2017). La conseillère nationale vaudoise Isabelle Moret est désormais candidate à la candidature pour la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral. (Samedi 5 août 2017) Pour l'instant, seul le conseiller national tessinois Ignazio Cassis a été officiellement désigné par sa section cantonale. Il est l'unique candidat de son parti. Il est l'ultra-favori mais n'est pas apprécié par la gauche du Parlement. En Suisse romande, la première à s'être déclarée candidate est la conseillère nationale vaudoise Jacqueline de Quattro. Le sénateur vaudois Olivier Français a lui déclaré qu'il serait très honoré si on «le sollicitait pour être candidat au Conseil fédéral». Sans préciser ouvertement ses intentions. Le conseiller d'Etat tessinois Christian Vitta avait lui aussi annoncé son intérêt pour le poste si le PLR tessinois présentait deux candidats. Il a donc été évincé. L'ancienne conseillère nationale et conseillère d'Etat Laura Sadis n'excluait pas non plus de se proposer. Elle a également été écartée par son parti. La présidente du PLR, Petra Gössi, a les faveurs de certains élus de droite, notamment de l'UDC, sous le Coupole. Elle a l'avantage d'être une femme de poigne et de représenter la Suisse centrale. Mais elle est alémanique et le PLR veut un(e) Latin(e).

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Comme attendu, au terme du délai pour proposer des candidats au PLR suisse, seuls Isabelle Moret, Pierre Maudet et Ignazio Cassis sont en lice pour la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Le débat se focalise maintenant sur la candidature féminine.

Les sections cantonales avaient jusqu'à vendredi à minuit pour proposer leurs candidats. Il n'est pas dit pour autant que le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet, la conseillère nationale vaudoise Isabelle Moret et son homologue tessinois Ignazio Cassis se trouveront sur le ticket officiel du groupe parlementaire.

Ce dernier auditionnera les candidats le 1er septembre lors de sa réunion prévue à Neuchâtel. Le groupe parlementaire décidera ensuite s'il présente un ticket à deux ou à trois et quels noms y figurent.

Durant ces trois prochaines semaines, le débat promet d'être chaud. Ce week-end déjà, des voix se sont élevées en faveur de la candidature féminine.

Et pas des moindres, puisque la présidente de la Confédération Doris Leuthard elle-même, qui a annoncé qu'elle ne briguerait pas de nouveau mandat, estime dans la NZZ am Sonntag que «le Parlement ne peut pas se permettre d'élire un gouvernement avec une seule femme». Qu'elle parte tout de suite ou au terme de la législature en 2019, la constellation reste la même, souligne la conseillère fédérale.

Appui des Femmes PLR

A l'interne, Isabelle Moret peut compter sur l'appui des Femmes PLR. Il est important qu'elles la soutiennent «fermement», a déclaré leur présidente Doris Fiala sur les ondes de la radio SRF.

La conseillère nationale zurichoise était pourtant favorable à une candidature tessinoise au début, jugeant que la représentation régionale primait sur celle des femmes. L'annonce du départ de Doris Leuthard à la fin de la législature a changé la donne. Cette démission a relancé la question des femmes, a-t-elle expliqué.

La présidente du PLR Petra Gössi a également déclaré dans l'émission «Samstagsrundschau» de la radio publique alémanique vouloir une femme de son parti au gouvernement. Mais en l'état, tout reste ouvert, a-t-elle observé, également entendue au journal de la RTS.

«Double objectif»

Après trois semaines de silence, Jacqueline de Quattro s'est aussi exprimée ce week-end sur sa stratégie en tant que candidate à la candidature, puis son retrait. Il s'agissait de «laisser le maximum de chances à Isabelle Moret», davantage connue à Berne, dit-elle dans une interview accordée à 24 Heures.

Avec un «double objectif». Premièrement, «rompre avec le leitmotiv du 'Ticino First'». Selon elle, «ce siège est romand et s'il revient à un Tessinois, on ne sera pas près de le récupérer».

En second lieu, la démarche visait à «profiler les femmes compétentes et expérimentées» au sein du PLR. Pour elle, «l'égalité l'emporte sur les considérations régionalistes», les partis bourgeois n'étant pas à la pointe dans ce domaine.

Egalement interrogée dans la «Schweiz am Wochenende», la Vaudoise estime qu'il devrait toujours y avoir au moins trois femmes au Conseil fédéral. En 2017, cela ne devrait même pas être discuté, dit-elle.

«D'ailleurs, si la section tessinoise avait présenté Laura Sadis aux côtés d'Ignazio Cassis, j'aurais retiré ma candidature», affirme Mme de Quattro. «Isabelle Moret et Pierre Maudet ont fait savoir qu'ils n'auraient alors pas fait acte de candidature. Et le Tessin aurait son siège!», souligne la Vaudoise.

Soutien au PBD

Le président du PBD Martin Landolt est du même avis. En l'état, il votera Moret, a-t-il dit dans le Blick. Un parti qui occupe deux sièges au Conseil fédéral doit y placer au moins une femme.

Les prétentions tessinoises sont certes justifiées, mais pour le conseiller national glaronais, il est incompréhensible que le PLR tessinois ne propose pas de femme sur son ticket.

Le ministre des Affaires étrangères Didier Burkhalter quitte le gouvernement fin octobre après huit ans passés au collège. Son successeur sera désigné le 20 septembre.

(nxp/ats)