Nature

03 janvier 2013 10:54; Act: 03.01.2013 11:10 Print

Le crapaud accoucheur, animal de l'année

Pro Natura a désigné l'amphibien comme animal de l'année 2013. L'espèce est gravement menacée en Suisse. La moitié de la population a disparu au cours des 25 dernières années.

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Chez les crapauds accoucheurs, le père porte les œufs à califourchon sur son dos. (photo: D.Augustin/Pro Natura)

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La disparition progressive du crapaud accoucheur a pour origine un manque «d'habitats appropriés dans nos paysages asséchés et propres en ordre», a indiqué jeudi Pro Natura dans un communiqué. En Suisse, 14 des 20 espèces d'amphibiens indigènes sont en danger.

En élisant ce crapaud animal de l'année 2013, l'organisation veut donner «un coup de projecteur sur la situation préoccupante des amphibiens en Suisse». Elle exige une meilleure sauvegarde des biotopes existants et la reconstruction de zones humides.

Grenouille clochette

Le crapaud accoucheur est «une créature discrète», explique Pro Natura. On ne s'aperçoit de sa présence qu'en entendant son chant «qui rappelle le tintement lointain d'une clarine de mouton». En Suisse alémanique, on lui donne d'ailleurs le nom familier de «Glögglifrosch» (grenouille clochette).

Ce crapaud mesure 3,5 à 5 centimètres. Ses yeux ont des reflets d'or. Il est le seul parmi les grenouilles, rainettes et crapauds indigènes à s'accoupler sur la terre ferme et à ne pas pondre ses oeufs dans l'eau. Le mâle enroule les cordons d'oeufs autour de ses talons et les porte sur lui pendant trois à six semaines.

Hibernation

L'animal vit en Europe occidentale, du Portugal au centre de l'Allemagne. En Suisse, on ne le trouve qu'au nord des Alpes et jusqu'à 1650 m d'altitude. Il se nourrit d'araignées, scarabées, larves de mouches, cloportes, limaces, vers et mille-pattes. Le crapaud accoucheur hiberne d'octobre à mars.

Les amphibiens ont besoin de plans d'eau pour vivre, mais «le fameux château d'eau suisse est devenu trop sec», souligne Pro Natura. Les rivières ont été canalisées, les ruisseaux mis sous tuyau, les mares et les étangs asséchés et les prairies humides drainées.

Les plans d'eau et les cours d'eau qui s'assèchent périodiquement sont «particulièrement rares» aujourd'hui. Ils sont pourtant nécessaires à beaucoup d'espèces d'amphibiens peu communes, car on n'y trouve pratiquement pas de poissons ou de larves de libellules, qui mangent oeufs et têtards.

(ats)

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