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Sida
15 décembre 2009 14:36; Act: 15.12.2009 16:26 Print
Le taux de suicide chez les séropositifs a dégringolé
Le taux de suicide chez les séropositifs a chuté de moitié ces vingt dernières années en Suisse, selon une étude de l'Université de Berne.
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Les chercheurs expliquent ce recul par l'introduction des nouvelles thérapies qui permettent de contenir l'infection.
En dix ans, 150 séropositifs se sont donné la mort.(photo: Keystone)
Les données de quelque 15'000 patients helvétiques ont été utilisées pour les besoins de la recherche menée par Olivia Keiser et ses collègues de l'Institut de médecine sociale et préventive, indique mardi l'université. Au total, 150 de ces malades se sont donné la mort entre 1988 et 2008.
Le taux de suicide a fortement décru après la mise sur le marché en 1996 des thérapies antirétrovirales hautement actives (HAART), écrivent les scientifiques dans la revue «American Journal of Psychiatry». S'il ne permet pas de guérir du VIH et du sida, ce type de traitement permet généralement de contenir l'infection.
La baisse du taux de suicides après 1996 a été plus forte chez les hommes que chez les femmes: 80%, contre un peu plus de 50%. Mais les hommes séropositifs restent proportionnellement plus nombreux à se donner la mort que les femmes.
Encadrement psychologique
L'étude bernoise a aussi montré que malgré la baisse, la proportion de suicides chez les séropositifs reste plus forte que dans la population générale. Avant l'introduction des antirétroviraux, ce phénomène s'expliquait par le pronostic vital engagé et la stigmatisation sociale. Aujourd'hui, la plupart des suicides s'expliquent par la dépression.
«Malgré cela, de nombreux patients ne reçoivent toujours aucun encadrement psychologique», déplore Mme Kaiser, citée dans le communiqué. Selon la chercheuse, les résultats de l'étude prouvent que les efforts en la matière doivent être accentués.
(ap)























