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14 février 2018 16:23; Act: 14.02.2018 16:58 Print

Les avocats de Ramadan n'ont pas été entendus

Les avocats de l'islamologue suisse, inculpé pour viols le 2 février et placé en détention, avaient tenté de saisir l'Inspection générale de la justice.

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Accusée de collusion avec les deux plaignantes par les avocats de Tariq Ramadan, l'essayiste Caroline Fourest va porter plainte contre l'islamologue genevois pour dénonciation calomnieuse. (Dimanche 18 février 2018) Tariq Ramadan a quitté la prison de Fleury-Mérogis vendredi soir pour être hospitalisé. «Son état de santé s'aggrave», a indiqué une personne de son entourage. (Samedi 17 février 2018) Les deux femmes qui accusent Tariq Ramadan de viols ont décrit des scènes d'une très grande violence au cours d'investigations qui ont aussi révélé des connexions entre les plaignantes et des opposants au théologien musulman suisse, alimentant des soupçons de collusion pointés par la défense. (Vendredi 16 février 2018) Le théologien musulman suisse Tariq Ramadan a fait appel de sa détention provisoire. Son recours sera examiné jeudi par la cour d'appel de Paris. (9 février 2018) L'islamologue genevois Tariq Ramadan, inculpé de viols, est maintenu en détention. (6 février 2018) Tariq Ramadan a été inculpé vendredi pour viols et incarcéré à Paris au terme de deux jours de garde à vue. (2 février 2018) Tariq Ramadan a été déféré au parquet de Paris dans la nuit de jeudi à vendredi en vue d'une mise en examen. (2 février 2018) L'islamologue suisse Tariq Ramadan a vu sa garde à vue prolongée à Paris. Il est interrogé par les enquêteurs de la police judiciaire parisienne. (Jeudi 1er février 2018) Le petit-fils du fondateur des Frères musulmans, Hassan el-Banna, est visé par deux plaintes pour viol en France. Les faits remontent à 2009 et en 2012. (Jeudi 1er février 2018) Une des accusatrices est Henda Ayari, qui a raconté sur Facebook l'agression dont elle a été victime dans un hôtel en 2012. (Jeudi 1er février 2018) Tariq Ramadan, qui a été suspendu par l'Université d'Oxford et qui est désormais persona non grata au Qatar, dénonce une campagne de calomnie. (Jeudi 1er février 2018) Cette ex-salafiste a porté plainte le 16 novembre 2017, déclenchant une tempête tant Tariq Ramadan était révéré dans certains milieux musulmans. Elle fait depuis l'objet de fortes pressions de la communauté islamique pour la forcer à retirer sa plainte. L'identité de la seconde plaignante n'est pas connue. (Jeudi 1er février 2018) En Suisse, Tariq Ramadan a également été dénoncé par quatre anciennes élèves lorsqu'il était enseignant à Genève entre 1984 et 2004. Il aurait tenté de séduire une jeune fille de 14 ans et l'aurait harcelée. Il serait arrivé à ses fins avec trois autres âgées de 15 à 18 ans en ayant des relations sexuelles avec elles. (3 novembre 2017) Les faits décrits par ces ex-élèves genevoises sont prescrits. Aucune plainte n'a été déposée en Suisse pour l'instant. (3 novembre 2017)

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Le ministère français de la Justice a décidé de ne pas saisir l'Inspection générale de la justice (IGJ), après une demande en ce sens des avocats de Tariq Ramadan, a-t-il indiqué mercredi. Le théologien musulman suisse est inculpé pour viols.

«A ce stade, les critères de la saisine de l'Inspection générale de la justice ne sont pas réunis. L'information judiciaire est actuellement en cours. Elle vise à rassembler les éléments de preuve à charge et à décharge et c'est au juge de vérifier», a expliqué le ministère.

Les avocats de l'islamologue suisse, inculpé pour viols le 2 février et placé en détention provisoire, avaient réclamé la saisine de cet organe de contrôle de l'administration judiciaire car, estiment-ils, l'enquête préliminaire a été émaillée de dysfonctionnements ayant porté préjudice à leur client.

Note transmise tardivement

Les avocats pointent notamment le fait qu'une note envoyée aux autorités judiciaires le 6 décembre n'ait été transmise aux enquêteurs que le 1er février, soit au second jour de la garde à vue de Tariq Ramadan.

Or, les avocats font valoir que ce document est un élément à décharge important pour leur client car elle fait état de l'agenda du théologien le 9 octobre 2009, date à laquelle une des deux femmes, désignée sous le pseudonyme de Christelle, l'accuse de l'avoir violée dans un hôtel à Lyon.

Cette note mentionne notamment une réservation de billet d'avion pour une arrivée à Lyon prévue à 18h35, alors que la plaignante a évoqué un viol ayant eu lieu l'après-midi. La présence effective de Tariq Ramadan dans ce vol n'avait donc pu être vérifiée avant sa mise en examen.

Recours examiné jeudi

Incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis, près de Paris, Tariq Ramadan a fait appel de son placement en détention provisoire. Son recours doit être examiné jeudi par la cour d'appel de Paris.

(nxp/ats)