
Celle-ci peut être interprétée, comme l'a fait Hans-Rudolf Merz, comme une promesse que les otages pouvaient quitter la Lybie avant fin août, selon Geri Müller.
Dans la lettre, le premier ministre libyen Al-Baghdadi Ali al- Mahmudi explique qu'il «pense» que les deux Suisses pourraient être bientôt libérés, a dit M. Müller. Cette formulation pouvait tout à fait laisser croire que cela pourrait aller rapidement, selon le Vert argovien.
Mais il n'y a jamais de promesse à 100%, a ajouté le président de la commission du National. Selon lui, quelque chose a manifestement empêché la rapide libération attendue.
Et d'ajouter que la procédure continue et qu'il ne sert à rien de débattre maintenant sur les termes exacts de la lettre. Par contre, ce serait «bête» qu'un procès contre les deux Suisses retenus à Tripoli ait lieu, selon lui.
Conseillers fédéraux muets
Présents, les conseillers fédéraux Hans-Rudolf Merz et Micheline Calmy-Rey n'ont pas fait de commentaire à leur sortie de la séance. Les deux ministres ont répondus aux questions des parlementaires, dont certains ont relevé que la patience de la Suisse a atteint ses limites, a indiqué Geri Müller à la presse.
Ce dernier a encore souligné que la communication entre les deux pays passe actuellement par des hauts et des bas mais que la Suisse n'est pas le seul pays à être confronté à ce genre de situation. Et d'espérer un déblocage ces prochains jours. Les signes en provenance de la Libye ne sont pas vraiment mauvais, selon M. Müller.
L'analyse de Raymond Loretan
Pour l’ancien ambassadeur, Raymond Loretan, les services du Président de la Confédération ont fait preuve de candeur dans leur interprétation de la lettre. «On en a fait une lecture au premier degré, estime celui qui a représenté la Suisse à Singapour et à New York notamment. On a sous-estimé le contexte politique et culturel d’où émane la lettre». Concrètement, cela signifie que l’entourage du Président ne s’est pas assez mis dans la peau des autorités libyennes et a mal pondéré les différents éléments de ce texte tout en pêchant par optimisme. Ce déficit d’interprétation ne leur a pas permis de bien comprendre les rapports de force à Tripoli.
Quant à la lecture critique de la lettre qui est faite aujourd’hui, Raymond Loretan la pense beaucoup plus facile «C’est plus aisé de comprendre cette lettre après l’expiration du délai qu’avant. Qu’en auraient pensé les parlementaires s’ils avaient pu la déchiffrer plus tôt?», s’interroge-t-il.
(ats)|
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je n'aime pa le chocolat je suis fiere d'etre lybien auteur: amed le: 01.12.2009 17:59 |
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