Droits d'auteur

14 novembre 2012 18:44; Act: 14.11.2012 18:51 Print

Les éditeurs se rebiffent contre Google

Le monde de l'édition suisse exige à son tour que Google passe à la caisse lorsque le moteur de recherche répercute des contenus pompés sur leur site.

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Pour les éditeurs, la pratique de Google consistant à indexer leurs contenus sans les payer tout en encaissant des recettes publicitaires n'est plus tolérable, affirme Daniel Hammer, secrétaire général de Médias suisses, faîtière des éditeurs privés romands, dans une interview de «L'Hebdo» à paraître jeudi. Les éditeurs suisses soutiennent la récente initiative de leurs homologues allemands, français et italiens mais privilégient une révision de la loi sur le droit d'auteur en Suisse.

En 2000, la presse traditionnelle suisse générait quelque 3 milliards de francs de recettes publicitaires. En 2011, ce chiffre a chuté à 2 milliards. De son côté, Google affiche un chiffre d'affaires publicitaire en Suisse avoisinant les 500 millions de francs.

Si les médias bénéficiaient certes au début des moteurs de recherche, «leur dépendance tend à diminuer à mesure que les paywalls, sites d'informations payants, se généralisent», précise Daniel Hammer. Selon lui, seulement 30% des visites sur les sites de presse suisses sont dirigés par un moteur de recherche.

Révision étudiée

Les éditeurs sont convaincus de régler le problème par une révision de la loi sur le droit d'auteur. «Parce que c'est le seul moyen que nous voyons pour que les moteurs de recherche utilisant notre travail paient leur dû», dit-il.

Actuellement, les éditeurs participent à un groupe de travail au plan fédéral chargé d'améliorer la gestion collective des droits d'auteur et des droits voisins, explique le responsable. L'idée n'est pas de créer une «taxe Google» mais plutôt d'agir par le biais du «droit voisin», une protection des droits d'auteur déjà en vigueur dans d'autres pays.

Les contacts avec Google se sont révélés jusqu'à présent décevants, relate le responsable de Médias suisses. «Nos homologues alémaniques se sont vu répondre qu'ils n'avaient qu'à s'adresser à Google aux Etats-Unis, alors que l'entreprise a un siège à Zurich», relève-t-il.

(ats)

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