Obésité

11 octobre 2017 03:39; Act: 11.10.2017 09:25 Print

Les enfants suisses moins gros que les autres

En Suisse, 7% des garçons âgés de moins de 19 ans sont obèses, alors que le pourcentage s'élève à 4,6% chez les filles.

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Des enfants prennent leur repas dans un camp de lutte contre l'obésité à Berne en 2013. (Photo: Keystone)

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Le nombre d'enfants obèses et en surpoids augmente rapidement dans le monde. En Suisse, le problème est moins grave: 7% des garçons âgés de moins de 19 ans sont obèses, alors que le pourcentage s'élève à 4,6% chez les filles de moins de 19 ans.

En tout, 19% des enfants suisses sont en surpoids, selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS). Cependant, la proportion s'est sensiblement réduite dans les classes enfantines, a constaté en mai Promotion Santé Suisse.

Pour l'année scolaire 2015/16, elle a analysé l'indice de masse corporelle (IMC) de plus de 12'000 enfants et adolescents dans les villes de Zurich, Berne et Bâle. Le monitoring effectué a indiqué qu'un enfant sur six est en surpoids ou obèse.

Au total, Promotion Santé Suisse a enregistré un recul de 0,3% du surpoids par rapport à l'année précédente. Il s'agit, certes, d'une amélioration minime, mais la tendance positive amorcée depuis l'année 2010/11 se poursuit.

Adultes suisses dans la moyenne

Concernant les adultes, la Suisse compte 10,3% de personnes obèses et se situe ainsi dans la moyenne, indique une étude de l'OCDE menée dans 29 pays. Néanmoins, les personnes obèses ou en surpoids représentent le 41% de la population, selon l'OFS. Les hommes sont deux fois plus concernés que les femmes.

À l'échelle mondiale, 8% des jeunes garçons et 6% des jeunes filles présentent un surpoids sévère. Cette proportion est dix fois plus élevée par rapport à il y a 40 ans. Alors qu'environ 11 millions d'adolescents de 5 à 19 ans étaient obèses en 1975, ils étaient 124 millions l'an dernier - 1,25% de la totalité de cette tranche d'âge.

Les chiffres ont été publiés dans la revue The Lancet par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Imperial College London, à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre l'obésité, le 11 octobre. Selon eux, 123 millions d'autres enfants sont en surpoids moins sévère. Si cette tendance se poursuit, la proportion d'enfants en surpoids d'ici 2022 va dépasser la proportion d'enfants souffrant de poids insuffisant.

Hausse «bouleversante»

La raison de cette hausse est due dans 90% des cas au fait que davantage d'enfants sont clairement en surpoids. Seul 10% de l'augmentation est expliqué par la croissance de la population, a déclaré l'auteur principal de l'étude, Majid Ezzati, de l'Imperial College.

Il s'agit d'une hausse «bouleversante», a affirmé Fiona Bull de l'OMS à Genève. Selon elle, la publicité pour des snacks malsains, des prix élevés pour les aliments sains ainsi que moins de mouvement sont parmi les facteurs qui auraient contribué à cette tendance.

Dans les pays à fort revenu les chiffres n'ont pas augmenté, même s'ils sont restés à un niveau bien trop élevé. Par ailleurs, la hausse dans les pays pauvres et aux revenus moyens - notamment en Chine et en Inde - est alarmante.

Enfin, la situation aux Etats-Unis est dramatique: le pays compte 23,3% de garçons et 19,5% de filles obèses. En revanche, la proportion de population en sous-poids - dû à la malnutrition - est un problème majeur, en particulier dans les pays d'Asie du Sud-est, comme l'Inde, ou dans certains pays d'Afrique. Le pourcentage n'a que légèrement baissé.

Risques de maladie

L'OMS fournit des recommandations pour mettre un terme à l'obésité chez les enfants. Ainsi, les autorités du monde entier devraient mieux informer les familles sur l'alimentation saine, encourager les jeunes mères à allaiter leur enfant exclusivement pendant six mois au moins, offrir des menus plus sains dans les cantines scolaires et créer davantage d'opportunités sportives pour les enfants.

L'obésité provoque un risque plus élevé de diabète, de cancer ou d'accident vasculaire cérébral. Chez les enfants, elle mène à des situations de harcèlement à l'école et de marginalisation durant l'adolescence, affirme Mme Bull. Selon elle, les coûts des programmes d'intervention sont nettement inférieurs au traitement des problèmes de surpoids.

Pour leur étude, les auteurs ont analysé le poids et la taille de près de 130 millions de personnes, dont 31,5 millions de jeunes entre 5 et 19 ans. Dans l'ensemble de la population, la hausse du surpoids et de l'obésité a plus que doublé entre 1980 et 2014, selon les études antérieures de l'OMS.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • dalisa le 11.10.2017 08:10 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    bonne nouvelle

    une bonne nouvelle ! A nous, parents, de faire en sorte que nos enfants soient en bonne santé ! apparemment plus facile à faire en zone rurale, mes nièces habitent en ville et son sans cesse attiré par les fast food ou autre en cas proposés le long du chemin de l école car elles sont en âge de rentrer seules. dur dur pour la maman dans ces cas là de ne leur faire avaler que la nourriture maison...

  • aurore le 11.10.2017 08:19 Report dénoncer ce commentaire

    Punir les coupables

    il faudrait punir les multinationales qui produisent de la nourriture trop sucrée et trop riche en divers graisses qui ne calent absolument pas l'estomac... ah non mince... on ne peut pas... lobbys!!! pourtant c'est un crime de rendre les gens malade, mais c'est toléré car ça rapporte beaucoup, beaucoup de fric!! (ahhh monde corrompu... que les citoyens tolère car on leur offre la possibilité de bosser comme des dingues pour avoir le dernier smartphone à la mode!!!)

  • C.B le 11.10.2017 08:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    1/5 enfant est en surpoids mais tout va bien.

    Le fait que les taux dobésité en Suisse négalent pas ceux retrouvés dans dautres pays ne rendent pas les chiffres mentionnés moins préoccupants pour autant. 19% denfants en surpoids, ça fait tout de même environ 1 enfant sur 5. Sachant que les enfants en surpoids dans lenfance natteignent que rarement un IMC satisfaisant à lâge adulte...

Les derniers commentaires

  • Chomeur Tout Maigreuuuuu le 11.10.2017 15:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Frigo a vendre pour sous utilisation

    Normal qui sont moins gros les parents son tous au chômage ( remplacés par des frontalmuches) alors frigos vide

  • bianca le 11.10.2017 13:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    responsabilité

    Je trouve que c est un peu facile d accuser l industrie agroalimentaire, la société, les revenus, etc. C est se déresponsabiliser. bien manger et prendre soin de son corps (parce que c est une question de santé avant celle de l apparence) ça passe par l éducation et les bonnes habitudes a la maison. ce n est pas difficile de lire les étiquettes en faisant les courses pour se rendre compte de ce que l on consomme.

  • Charles le 11.10.2017 13:16 Report dénoncer ce commentaire

    Les vraies questions

    Et si on s'interrogeait enfin sérieusement sur les substances présentes dans TOUTES les nourritures produites (les perturbateurs endocriniens au hasard) ? Ah non pardon, lobby de l'agro-alimentaire & Cie !

  • Kim Olivier le 11.10.2017 12:11 Report dénoncer ce commentaire

    Malbouffe

    Pas moins gros mais moins nombreux, normal la Suisse est petite. En fait, la malbouffe et l'absence d'éducation touche autant notre pays que tous les autres!

  • MD le 11.10.2017 11:09 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bouger !!!

    Et si on rangeait les téléphones portables pour une partie de cache-cache ?

    • Captain le 11.10.2017 14:28 Report dénoncer ce commentaire

      Trouvé!

      Mais oui, en voilà une excellente idée! Rien de tel qu'une activité ludique pour bouger et s'amuser en même temps.

    • dugenou le 11.10.2017 22:44 Report dénoncer ce commentaire

      @Captain

      Jouer à Angry Birds EST une activité ludique