Visas libyens

17 mars 2010 19:22; Act: 17.03.2010 19:32 Print

Parlementaires italiens à Berne pour rassurerParlementaires italiens à Berne pour rassurer

En visite à Berne mercredi, une délégation de parlementaires italiens s'est voulu rassurante quant au rôle de l'Italie dans le conflit qui oppose la Suisse et la Libye.

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Le président de la Commission de politique extérieure de la Chambre des députés italiens, Stefano Stefani, salue la présidente de la commission de politique extérieure du Conseil national Christa Markwalder (PRL/BE)

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Elle a affirmé que le gouvernement italien voulait jouer un rôle «constructif» afin de parvenir à la libération de Max Göldi.

«Les parlementaires italiens, tout comme le ministre des affaires étrangères, veulent jouer un rôle constructif pour une issue positive», a déclaré devant la presse le président de la Commission de politique extérieure de la Chambre des députés italiens, Stefano Stefani (Ligue du Nord). Mais un tel dénouement ne peut être obtenu «qu'en avançant à petits pas», a-t-il souligné.

«Nous espérons que la Suisse et la Libye trouvent une solution avant le 5 avril, date de l'application du nouveau code des visas Schengen», a-t-il poursuivi, tout en assurant que, passé cette date, le gouvernement italien continuerait à oeuvrer pour la stabilisation des rapports entre les deux pays.

Malgré une éventuelle attribution de visas aux Libyens, «Rome peut continuer à faire pression sur Tripoli», a assuré de son côté le parlementaire Franco Narducci (Parti démocratique -PD/ opposition). Selon lui, la Suisse aurait dû chercher à obtenir un consensus au niveau européen, sa liste noire de responsables libyens risquant de ne plus être suivie à long terme.

De son côté, la présidente de la commission de politique extérieure du Conseil national Christa Markwalder (PRL/BE) a déclaré «comprendre les intérêts du gouvernement italien, confronté à l'immigration illégale en provenance des côtes libyennes». Mais «l'Italie doit soutenir la Suisse», a-t-elle dit, rappelant que des liens étroits unissent Berne et Rome.

Lundi, le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini a menacé de contourner l'interdiction de visas Schengen à plus de 150 personnalités libyennes, en invoquant la possibilité d'attribuer des visas de territorialité. Ces visas doivent entrer en vigueur le 5 avril dans la zone et peuvent être délivrés pour des cas exceptionnels, notamment des raisons humanitaires.

Trois sénateurs questionnent Frattini

Par ailleurs, les sénateurs italiens Roberto Della Seta, Francesco Ferrante et Claudio Micheloni, membres du Parti démocrate, ont écrit à M. Frattini au sujet de ses récentes déclarations. Ils lui ont notamment demandé s'il ne considèrait pas comme «inopportun» d'assumer «des positions de soutien ouvert au régime dictatorial de Tripoli en dépit de l'attitude intimidatoire et méprisante manifestée par ce dernier envers un pays démocratique comme la Suisse».

Ils demandent également au chef de la diplomatie italienne quelles sont les mesures que celui-ci compte adopter envers la Libye afin qu'elle libère Max Göldi.

(ats)