Interruption scolaires

12 janvier 2011 13:14; Act: 12.01.2011 15:41 Print

Poussés vers la sortie par leurs profsPoussés vers la sortie par leurs profs

Chaque année, près de 5000 écoliers quittent l’école obligatoire prématurément. Une étude souligne le rôle des professeurs dans ce processus qui coûte des millions à la Confédération.

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Les élèves qui quittent l'école sont parfois poussés par des enseignants. (photo: Keystone)

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Margrit Stamm est pédagogue et spécialiste des sciences de l’éducation à l’Université de Fribourg. Elle constate depuis longtemps que les interruptions de la scolarité obligatoire sont souvent un sujet tabou qu’on n’aborde pas de front dans les milieux scolaires qui devraient être intéressés par cette problématique.

Selon cette universitaire, près de 5000 écoliers quittent l’école obligatoire sans avoir terminé leurs études, chaque année. Pire. Selon l’importante étude qu’elle vient d’achever et qu’elle a présentée hier à Fribourg, près de la moitié des élèves abandonnent leur scolarité contre leur gré. «Il arrive fréquemment que les professeurs les poussent vers la sortie, activement, en les ridiculisant ouvertement devant leurs copains, ou, plus sournoisement, en ne punissant pas les absences non justifiées, ce qui encourage les élèves à partir pour de bon», affirme la pédagogue.

Cet «exode» entraîne des coûts sociaux inestimables pour les collectivités publiques, estime Margrit Stamm. Que ce soit en matière de délinquance, de consommation de drogues ou de dépendance de l’aide sociale, cette «population» est un groupe social à risque qu’il faut mieux encadrer.

Bernard Pulver, le ministre bernois de l’éducation, a été tellement choqué par les constats de l’étude fribourgeoise qu’il vient d’ordonner un examen de la situation dans tout le canton de Berne.

(rga)

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