Suisse

16 septembre 2014 22:13; Act: 17.09.2014 09:15 Print

Régime végétalien pointé du doigt par Berne

par Jean-Bernard Mani - Rachitisme ou lésions irréversibles du système nerveux sont parfois constatés chez des enfants qui ne mangent jamais de viande.

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Un bébé a besoin d'un minimum de protéines d'origine animale pour son équilibre. (Photo: Keystone/Ennio Leanza)

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Eviter d’ingérer toute protéine animale est tendance en Suisse. On compte actuellement 80000 adeptes du végétalisme, contre 20000 il y a dix ans. La Société Végane suisse estime que toujours plus d’enfants adhèrent à ce mode de nutrition, qui est qualifié de sain. Cependant, il peut se révéler dangereux, surtout lorsqu’il y a carence de vitamine B12, que l’on retrouve dans des protéines d’origine animale.

L’Office fédéral de la santé publique et la Société suisse de nutrition mettent en garde: «Une alimentation végétalienne n’est pas recommandée pour les tout-petits. Elle peut provoquer de graves dommages.» Selon une enquête de la «Schweiz am Sonntag», chaque année, une douzaine d’enfants en bas âge suivant ce mode de nutrition doivent être traités pour malnutrition. Un constat que fait aussi Andrea Superti-Furga, professeur de pédiatrie au CHUV, à Lausanne: «Les parents veulent le meilleur pour leurs petits mais ils ont parfois un idéalisme exagéré pour y parvenir.

Chez des végétaliens en bas âge, un manque de vitamine B12 peut conduire à des dégâts irréversibles au système nerveux.» Le spécialiste ajoute que, lorsque le bébé naît, il dispose d’une réserve de cette vitamine pour un an au moins, et en plus, le lait maternel contient de petites quantités de la fameuse B12. En revanche, «dans le cas d’une mère végétalienne, elle n’a que très peu de B12 à offrir à son petit, ce qui peut causer une carence chez le bébé et le nourrisson».