Berne

03 juin 2018 21:15; Act: 03.06.2018 21:15 Print

Requérants bavards trahis par leurs réseaux sociaux

Les demandeurs d'asile pourront faire l'objet de recherches sur Facebook ou Twitter afin de vérifier leur identité.

storybild

(Photo: AFP/La Confédération étudie la possibilité de recourir davantage à des informations provenant de Facebook et autres réseaux sociaux. )

Une faute?

Pour les migrants, une connexion internet et les réseaux sociaux sont un lien essentiel avec leur pays d'origine. Mais ces moyens de communication peuvent se révéler traîtres pour eux.

En utilisant le Net, le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) a pu prouver qu'un requérant d'asile nigérian n'était nullement menacé dans son pays. Avant de venir en Suisse, l'homme a vécu à Majorque, où il tenait un commerce. L'épouse du demandeur d'asile avait publié des photographies sur Facebook. L'avocat du requérant avait critiqué cette manière de faire. Le Tribunal administratif fédéral a admis les investigations du SEM.

Procédure à l'étude

Désormais, l'instance de la Confédération étudie la possibilité de recourir davantage à des informations provenant de Facebook ou Twitter, ainsi qu'à d'autres plateformes similaires, rapporte la «NZZ am Sonntag». Un groupe de travail interne a été mis en place afin de réglementer l'utilisation du processus dans le cadre du traitement des demandes d'asile. Il conviendra notamment d'examiner si une base juridique spéciale est nécessaire pour que les données collectées puissent être valables devant un tribunal.

«A partir des informations que les demandeurs d'asile publient sur les réseaux sociaux, il est possible de tirer des conclusions qui peuvent être importantes pour la procédure d'asile, comme par exemple des références aux relations familiales», explique le porte-parole du SEM Martin Reichlin.

(jbm)