Berne

10 mars 2014 21:20; Act: 10.03.2014 23:16 Print

Un burger aux insectes pour les parlementaires

Evénement singulier dans les couloirs du Palais fédéral lundi à Berne: une dégustation de mets à base d'insectes, organisée par la conseillère nationale Isabelle Chevalley (Vert'libéraux/VD).

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Au menu: burgers à base de vers de farine, rissoles aux grillons, petits biscuits chocolatés décorés d'un criquet, ou encore cake au citron et aux larves.

«Pas de différence avec un burger classique!», a déclaré aux médias le conseiller aux Etats Robert Cramer (Verts/GE) en dégustant son burger. Si ce n'est que la vente d'insectes comme denrée alimentaire reste interdite en Suisse.

«Pourquoi interdire leur commercialisation, alors qu'ils sont consommés couramment par plus de deux milliards d'êtres humains?», s'interroge Mme Chevalley, qui a également dû batailler pour obtenir une autorisation spéciale afin de proposer ces mets en public.

Soutien de tous bords

«Tant que les insectes sont bien cuits, ces produits peuvent avoir un avenir en Suisse! Plus sérieusement, le combat d'Isabelle Chevalley est tout à fait fondé, notamment en termes de qualités nutritionnelles des insectes et d'enjeux écologiques», a estimé Robert Cramer.

Même enthousiasme chez sa collègue de parti Maya Graf (Verts/BL). «C'est très bon, pas de différence avec une rissole classique», a-t-elle expliqué à l'ats après avoir dégusté une rissole farcie aux grillons, ail et champignons. Elle précise toutefois ne pas avoir regardé à l'intérieur de la rissole, par précaution.

Les insectes transcendent apparemment les opinions politiques, puisque Christophe Darbellay, président du PDC, s'est également montré convaincu par le burger devant les médias. Lukas Reimann (UDC/SG) s'est pour sa part dit «complètement d'accord avec Mme Chevalley», et ne voit pas de raisons de ne pas soutenir son combat, a-t-il assuré à l'ats.

«Blocage administratif»

Restent encore les questions de santé publique. Robert Cramer et Maya Graf ont estimé qu'il «manque peut-être encore en Suisse des expériences, des recherches sur le sujet».

Un argument déjà utilisé par le Conseil fédéral lors de l'interpellation parlementaire d'Isabelle Chevalley. Le gouvernement avait déclaré qu'il n'y a pour l'heure aucune donnée fiable attestant que les insectes prévus pour la consommation ne contiennent pas de substances toxiques, ne provoquent pas d'allergies ou ne peuvent pas transmettre des maladies.

Une argumentation que la conseillère nationale balaie d'un revers de main. «Nous n'avons pas besoin de plus d'études sanitaires!», assène-t-elle. La Belgique vient d'autoriser la mise sur le marché de dix insectes, en attendant le probable consentement de l'Union européenne.

L'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) encourage depuis 2013 l'élevage et la consommation d'insectes, notamment pour combattre la famine dans les pays en voie de développement. En outre, selon l'organisation onusienne, «il n'y a aucun cas connu de transmission de maladies ou de parasites aux humains par la consommation d'insectes».

«C'est un blocage purement administratif, le Conseil fédéral ne veut pas prendre seul la responsabilité d'une libéralisation de la vente d'insectes», regrette encore la vert'libérale. Elle espère que la nouvelle loi sur les denrées alimentaires actuellement en cours de discussion aux chambres permettra de changer la situation.

Nombreux atouts

En Suisse, le mouvement en faveur de la production et de la consommation d'insectes est encore naissant. La start-up «essento», fondée par trois jeunes entrepreneurs alémaniques, souhaite secouer les habitudes alimentaires et «promouvoir la consommation d'insectes». «Grimiam», du côté romand, milite pour la même cause depuis de nombreuses années.

Car sur le papier, les atouts des insectes sont nombreux: ils sont «nutritifs, avec une teneur élevée en protéines, matières grasses et minéraux», indique la FAO sur son site. De plus, avec 10 kg d'aliments, on peut produire 9 kg d'insectes, contre seulement 1 kg de boeuf.

Les avantages écologiques sont également indéniables. Les insectes utilisent beaucoup moins d'eau que l'élevage de bétail, n'appauvrissent pas les sols, et produisent 10 à 100 fois moins de gaz à effet de serre par kilo que les porcs.

Le sujet de nos collègues alémaniques sur cette dégustation (en allemand)

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(ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • bobo le 11.03.2014 07:20 Report dénoncer ce commentaire

    insecte...

    Elle est quand même un peu dérangée cette bonne femme. Et dire que c'est ce genre de personne qu'on a élue pour représenter le peuple...Elle doit avoir un drôle d'insecte qui lui tourne dans le cerveau...

  • FD God le 11.03.2014 07:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Euh...on s'en fout ?

    Bon, elle est des Vert Vaudois, mieux vaut qu'elle cuisine des conneries plutôt que de commencer à faire de la politique, c'est mieux pour tout le monde je pense. Après de là à passer dans le journal...très importante comme nouvelle....

  • mady le 10.03.2014 22:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    dégoûtant

    chaqun fait ce qu'il veut , moi je suis pas prête a manger des insectes je trouve sa dégoûtant

Les derniers commentaires

  • Christian Mauron le 12.03.2014 20:09 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ils n'ont rien a faire

    Pas très dur d'être parlementaire .

  • Olivier G le 12.03.2014 17:32 Report dénoncer ce commentaire

    Honteux

    Le niveau des commentaires ci-dessous rase le sol..... Quelle inculture probante, on voit que le Suisse moyen a encore beaucoup de choses à apprendre de la vie et du monde existant. Que ce soit végétaux et animaux. Continuez à manger votre viande porcine élevé aux hormones et anti-biotiques, vos fruits aux pesticides et votre Mac Do du week-end........ et votre petit cancer terminal ! a bon entendeur bonsoir !

  • Alain le 11.03.2014 13:07 Report dénoncer ce commentaire

    Ne confondez pas tout

    Vous avez pas l'impression que si la commercialisation était autorisée en Suisse, l'élevage se ferait ici donc il est ou le problème écologique que certains se plaisent à mettre en avant? Et à la vitesse ou ces petites bêtes se reproduisent ça sera vite du 100% Suisse. La démarche n'a pas pour but d'obliger tout le monde à en consommer, mais juste à autoriser ceux qui le veulent à pouvoir le faire. Je ne vois pas ce qu'il y a de dérangeant..

  • Vivaldi le 11.03.2014 11:03 Report dénoncer ce commentaire

    Ces verts brassent de l'air

    Ces verts brassent tellement d'air que l'on pourrait les raccorder au réseau électrique, on pourrait ainsi fermer facilement Beznau. Ils sont contre tout (éoliennes, barrages, centrales nucléaires etc..) mais ne propose rien en contrepartie, ceci afin de faciliter (subventions, ex. Allemagne) les particuliers à l'installation de panneaux solaires et thermiques qui demande de gros investissements. J'aimerais savoir combien de ces verts roulent écologique ou voyages en train, et comment ces insectes sont arrivés dans leur assiette. Il y a longtemps que je ne vote plus pour eux.

  • Lili le 11.03.2014 09:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vers,verre et vert

    C'est l'image des conseillers nationaux! Payés pour manger des vers,pour boire des verres et dormir. Que du bonheur au conseil national. Et c'est nous qui les payons. La honte. Encore une fois les Verts ont de la suite dans les idées. Des vers dans leur petit cerveau.

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