Valais

12 octobre 2017 10:54; Act: 12.10.2017 10:54 Print

Un préfet mauvais payeur forcé de plier bagage

Thomas Imesch a dû vider mercredi la maison qu'il habitait depuis avril à Bürchen. Le tout sous surveillance policière. Le politicien de Rarogne n'a jamais payé un seul centime au propriétaire des lieux.

Une faute?

«Nous attendons de voir la tournure que prendra cette affaire. Nous avons rencontré Thomas Imesch, et l’avons sommé de régler cette problématique dans les plus brefs délais.» Interrogé la semaine dernière par «Le Nouvellliste», Frédéric Favre, Chef du Département valaisan de la sécurité, des institutions et du sport, n'avait pas souhaité s'exprimer davantage sur le litige qui oppose Thomas Imesch, préfet du demi-district de Rarogne occidental, au propriétaire de la maison qu'il occupe depuis avril à Bürchen.

Une montagne de factures

Le tribunal des districts de Loèche et Rarogne avait en effet demandé au Haut-Valaisan de quitter son domicile d'ici le 10 octobre à 18h parce qu'il n'a jamais payé aucun centime du montant d'achat convenu pour le bien, ni aucun loyer. Or, comme le révèle jeudi le «Walliser Bote», Thomas Imesch n'a pas respecté le délai imposé. Conséquence: des déménageurs ont vidé mercredi la maison, sous surveillance policière, tandis que Thomas Imesch était assis à l'intérieur en train d'observer la scène.

A bout de nerfs, le propriétaire de l'habitation risque de se retrouver avec une montagne de factures à régler. Le préfet valaisan a, en effet, effectué des travaux de construction durant les mois qu'il a occupé les lieux... sans jamais payer les artisans. Et comme la maison appartient toujours à 100% au propriétaire, ce sera sans doute à lui de s'acquitter des factures, qui s'élèvent à près de 100'000 francs.

«Il n'est plus tolérable en tant que préfet»

Les tentatives du quotidien haut-valaisan pour contacter Thomas Imesch sont restées vaines. Et l'étau continue à se resserrer sur l'ancien président du parti chrétien-social du Haut-Valais (CSPO). L'actuel président, Alex Schwestermann, ne mâche pas ses mots: «Il n'est plus tolérable en tant que préfet.» Pour rappel: le Conseil d’Etat nomme les préfets, mais peut aussi les destituer de leur fonction.

(ofu)