Sondage sur l'aide au suicide

02 septembre 2010 11:58; Act: 02.09.2010 12:24 Print

Une majorité  des Suisses favorable à l'euthanasieUne majorité des Suisses favorable à l'euthanasie

Une majorité des Suisses est favorable à l'aide au suicide et veut pouvoir décider quand sa vie doit se terminer.

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L'autodétermination joue un rôle central, selon l'étude. (photo: Keystone)

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Une majorité des Suisses pense que la loi doit permettre aux malades atteints de cancers mortels en phase terminale de bénéficier d'une euthanasie active. C'est ce que montre une étude nationale publiée jeudi par l'Institut de criminologie de l'Université de Zurich.

Le sondage représentatif réalisé auprès de 1.500 personnes montre que la population ne veut pas accorder une aide au suicide à des malades psychiques ou à des personnes âgées fatiguées de la vie mais en bonne santé. En outre, seuls 36% des sondés affirment qu'ils pourraient recourir à une organisation d'aide au suicide.

Le professeur Christian Schwarzenegger, auteur de l'étude, relève qu'une majorité est favorable à l'aide directe active au suicide qui est aujourd'hui interdite par la loi, mais pour les patients atteints d'une maladie mortelle au stade terminal. Ces données correspondent à une vision positive d'une mort choisie et à un faible sentiment religieux, a expliqué le professeur. Seule une minorité considère toute forme d'euthanasie et d'aide au suicide comme moralement erronée et approuve une interdiction figurant dans la loi.


Unanimité des proches

Pour une majorité, c'est la décision des proches prise à l'unanimité qui doit prévaloir lorsqu'une personne ne peut plus décider d'interrompre son traitement. L'euthanasie reçoit le plus d'avis favorables lorsque tous les proches sont d'avis qu'un patient, tombé dans un coma dont il ne pourra plus jamais sortir, ne voudrait plus vivre dans cet état.

L'euthanasie reçoit le moins d'avis favorables lorsque les proches ne sont pas unanimes, a précisé Christian Schwarzenegger. Pour cette forme d'euthanasie, les médecins ne devraient pas décider de leur propre chef: ils devraient respecter les sentiments des proches et prendre en comptes leurs explications. L'étude montre que l'autodétermination joue un rôle central dans la conception d'une majorité des individus: tout adulte devrait pouvoir décider quand il veut terminer son existence.

(ap)