Bâle-Campagne

20 avril 2017 23:18; Act: 20.04.2017 23:26 Print

Via sicura: bolides de luxe saisis et mis aux enchères

Des Porsche et des Mercedes confisquées à des chauffards ou lors de faillites seront vendues à Liestal. La Suisse romande dispose généralement d'un choix moins luxueux.

Voir le diaporama en grand »

Sur ce sujet
Une faute?

Une vente inhabituelle aura lieu à Liestal samedi matin: une flotte de voitures de marques prestigieuses sera mise aux enchères par le canton. Leur particularité: elles ont été saisies, souvent à cause d'un gros excès de vitesse. On y trouvera par exemple une Mercedes Benz S 65 AMG, une Porsche Cayenne Turbo ou encore une Audi Quattro RS6.

Ce type de bolides se retrouvent de plus en plus souvent entre les mains des autorités depuis l'introduction de Via sicura en 2013. La loi sur la circulation routière autorise la confiscation du véhicule lors d'un délit de chauffard grave ou à répétition. En Suisse romande, c'est surtout après des faillites ou un séquestre pénal que ces engins sont vendus. Les recettes serviront à rembourser les créances ou les frais de justice.

En cash et sans garantie

Les véhicules sont toujours vendus en l'état, sans garantie. Quiconque veut en devenir propriétaire doit amener la somme en cash, et devra ensuite homologuer, expertiser et immatriculer son acquisition. Tout cela pour un prix souvent en dessous des prix du marché, mais pas toujours.

«J'ai vendu une Ferrari d'occasion à 240'000 francs il y a quelques années», se souvient Mauro Contessotto, commissaire-priseur de l'Etat de Genève. «Mais des voitures de luxe, on n'en voit que 4 ou 5 par an. Et exceptionnellement, on voit des «young timer», ces Alfa Romeo ou BMW des années 70 qui seront bientôt des voitures de collection.» Prochain bijou en vente à Satigny, une Porsche Carrera décapotable partira au plus offrant le 12 mai prochain.

Le luxe reste l'exception

Globalement, les voitures de luxe restent l'exception dans le catalogue des enchères menées par les offices des faillites. On trouve plus souvent des véhicules de service d'entreprises qui ont dû mettre la clé sous la porte. Dans certains cantons, c'est même du matériel agricole.

C'est le cas à Fribourg, où on vend plutôt des camions, des faneuses, et même une épandeuse à fumier. L'engin, parti pour 10'000 francs, vaut tout de même près de 120'000 francs neuf. De fait, la plupart des acheteurs sont des marchands qui achètent le véhicule à bas prix pour le retaper et le revendre.

(rmf)