Inde

17 mars 2013 10:13; Act: 17.03.2013 18:13 Print

Viol d'une Suissesse: aveux de cinq suspects

Cinq hommes ont avoué avoir participé au viol collectif d'une touriste suisse dans le centre de l'Inde, a indiqué la police dimanche.


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La victime et son mari, qui circulaient à vélo à travers l'Inde, avaient installé leur tente pour une étape dans l'Etat du Madhya Pradesh, quand plusieurs hommes ont attaqué le couple vendredi, attaché l'homme et violé sa femme en sa présence.

Les faits se sont déroulés vendredi vers 21h00. Alors que les deux voyageurs circulent en Inde à vélo pour se rendre au Taj Mahal, l'illustre mausolée de marbre blanc d'Agra, ils décident d'installer leur tente pour la nuit dans un village de l'Etat du Madhya Pradesh.

Plusieurs hommes les ont soudain agressés: l'homme a été attaché tandis que la femme était violée en sa présence. Ils leur ont aussi dérobé 10'000 roupies (174 francs), un appareil photo et un ordinateur portable.

Six suspects

«Nous avons interpellé six personnes. Cinq ont avoué le viol collectif de la femme et l'attaque du mari», a déclaré un responsable de la police locale.

Les six hommes sont des villageois. «Ils passaient par là, ont remarqué le couple qui montait la tente et y ont vu l'occasion» de commettre leurs méfaits, a ajouté M.S. Dhodee.

Retour sur New Delhi

Très choquée, la Suissesse a été examinée dans un hôpital de Gwalior, ville à 340 km de la capitale de l'Etat Bhopal. «Il n'était pas nécessaire qu'elle reste à l'hôpital ici», a déclaré dimanche U.C. Shadangi, un responsable de la police locale. Le compagnon de la victime a été frappé mais ses blessures sont sans gravité.

Le couple est ensuite parti pour New Delhi. Il se repose dans les locaux de la représentation helvétique. «L'ambassade continue d'épauler les deux Suisses et discutera avec eux des étapes suivantes», a indiqué à l'ats le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE). Ce dernier ne donne pas davantage d'information pour des raisons de protection des données et des personnes.

Samedi, le DFAE s'était dit «profondément choqué» par cet «incident tragique». Les représentations helvétiques en Inde «sont en contact avec les autorités locales et ont exigé qu'elles fassent le nécessaire pour que les auteurs du délit soient rapidement identifiés et qu'ils aient à répondre de leurs actes devant un tribunal».

Maints commentaires

Cette agression suscite l'indignation. Elle s'exprime notamment sur les portails d'information. En France, le site du quotidien «Libération» livrait plus de 900 commentaires en moins de 24 heures.

Quelques-uns tentent de réconforter la victime. Certains rappellent que le viol est une tragédie pour des dizaines de femmes chaque jour en France et que quelques autres décèdent chaque semaine de coups reçus.

D'autres exposent la situation particulièrement difficile pour les femmes en Inde, ou évoquent un contexte particulier, celui des avortement sélectifs qui privilégie les garçons, notamment dans les régions rurales. De ce fait, il manque des millions de filles en Inde. Un phénomène aussi constaté notamment en Chine.

Des précédents

En 2003, une diplomate suisse de 36 ans avait été enlevée dans un parking de New Delhi puis violée par deux hommes. Les responsables de cette agression n'ont jamais été jugés.

Le drame de samedi survient alors que les Indiennes - et un nombre croissant d'Indiens - manifestent de plus en plus nombreux contre les viols et agressions sexuelles dont les femmes sont victimes dans tout le pays, souvent en toute impunité.

Viols fréquents

Ce mouvement de protestation a été déclenché par le viol collectif le 29 décembre d'une étudiante indienne de 23 ans à New Delhi. Celle-ci a succombé à ses blessures peu après.

Ce viol, en présence du petit ami de la jeune femme, qui avait été tabassé, avait provoqué un tollé en Inde et dans le monde. Les auteurs présumés du viol collectif ont été arrêtés depuis, mais le principal instigateur a été retrouvé pendu dans sa cellule le 11 mars. Les circonstances de son décès ne sont pas encore élucidées.

Au terme d'un projet de loi approuvé par le parlement indien en début de semaine, les violeurs encourent en Inde une peine minimale de 20 ans de prison. Ils risquent la peine de mort si leur victime meurt ou se retrouve dans un état végétatif irréversible.

(ats/dmz)

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