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BERNE
22 septembre 2009 22:33; Act: 22.09.2009 22:00 Print
Virtuel ou réel, un viol est un viol
par Mathieu Signorell - Perpétré dans la vie réelle ou sur le web, un viol doit être puni avec la même sévérité, selon l’avis développé aujourd’hui au Conseil des Etats.
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Êtes-vous un adepte de "Second Life"?
Un viol, qu’il soit réel ou virtuel, doit être puni de façon rigoureuse. C’est l’avis de Viola Amherd, conseillère nationale valaisanne. Egalement présidente de la ville de Brigue, la démocrate-chrétienne en est certaine: des pédophiles profitent de «Second Life», le célèbre monde virtuel sur internet, et d’autres sites de ce genre pour assouvir leurs fantasmes et violer les avatars, c’est-à-dire les personnages virtuels, de jeunes enfants.
Elle a d’ailleurs déposé en 2007 une motion demandant que les viols pédophiles virtuels soient punis en Suisse comme le sont les actes réels. Le Conseil des Etats doit en discuter aujourd’hui. «Dans un tel cas, l’enfant est blessé, non pas physiquement, mais psychologiquement, confie-t-elle. Les cicatrices émotionnelles ne guérissent pas aussi rapidement que les sévices physiques.» Pour Viola Amherd, une condamnation pénale doit également être prononcée si l’avatar représentant un enfant appartient en réalité à un adulte. «Il serait important que ces faits soient punis dans tous les pays.» Pour l’instant, aucune statistique n’existe sur ce phénomène sur «Second Life», un monde virtuel d’ailleurs en perte de vitesse depuis quelque temps, ou ailleurs sur le Net.
En décembre 2007, le Conseil national avait accepté le texte de Viola Amherd. Le Conseil fédéral se dit prêt à étudier une possible modification de la loi allant dans ce même sens.




















