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Nyon (VD)/France
12 février 2012 12:53; Act: 12.02.2012 14:49 Print
«Si je ne peux pas revoir ma fille je m'immole»
La mère de famille vaudoise qui s'est bouté le feu vendredi à Carcassonne a fait part de son désespoir à une journaliste du «Midi Libre» peu avant son geste.
Une femme originaire du district de Nyon s'est immolée par le feu devant le centre médico-social de Carcassonne (F). (photo: dr)
«Je vous appelle pour vous avertir que je suis au centre médico-social. Ils m'ont pris ma fille. Si je ne peux pas la revoir, je m'immolerai par le feu. (...) Je veux que les médias le sachent. Et surtout, je veux récupérer ma fille.» C'est avec ces mots qu'une mère de famille nyonnaise s'est présentée à une journaliste du quotidien français «Midi Libre», vendredi matin, comme le rapporte cette semaine le «Matin Dimanche». Quelques minutes plus tard, elle mettait à exécution ses menaces. Retour sur un acte de désespoir qui met un terme au long combat qu'une mère menait pour vivre avec sa fille.
La veille, les autorités françaises ont décidé de placer la fillette âgée de 9 ans dans une famille d'accueil. C'est donc en tant que visiteuse qu'elle s'est présentée au centre médico-social le jour de son acte. Elle venait probablement y chercher des renseignements sur les raisons du placement de son enfant. Celui-ci a en fait été demandé par les autorités suisses. Chez elle, dans le district de Nyon (VD), la garde de sa fille lui avait déjà été retirée en octobre 2011 pour «dysfonctionnement familial qui incluait des faits à caractère sexuel», selon «Midi Libre». Alors elle a profité d'une visite familiale le jour de Noël pour quitter le pays avec sa petite.
Un mois et demi de cavale plus tard, la gendarmerie de l'Hexagone, sur demande du Service de protection de la jeunesse (SPJ) vaudois, met la main sur la fugitive. Accompagnée de son conjoint et de sa fille, elle se trouvait dans un petit village proche de Carcassonne. «Ils y étaient installés depuis une dizaine de jours», précise le procureur Antoine Leroy au journal dominical romand.
La fillette de neuf ans sera rapatriée en Suisse dans quelques jours par le SPJ. Les parents n'ont fait l'objet d'aucune requête pénale des autorités suisses. Le conjoint de Madame est, lui, toujours en liberté.
(frb)





















