Vaud

06 septembre 2017 06:41; Act: 06.09.2017 07:38 Print

Des panneaux solaires qui font suer les pompiers

par Jacqueline Favez - En cas d'incendie, les plaques installées sur les toits augmentent les risques, notamment électriques.

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La plupart des panneaux solaires du Collège des Crosets ont été détruits dans l'incendie de lundi. (Photo: Maxime Schmid/Le Matin)

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Après l’incendie qui a ravagé lundi un collège de Vevey, la rumeur tenait les panneaux solaires pour responsables. Pour l’heure, les causes du feu ne sont pas établies. Ce qui est sûr en revanche, c’est que ces équipements compliquent sérieusement la tâche des pompiers et sont source de danger, même sans être à l’origine d’un sinistre. Les sapeurs-pompiers du Service de protection et sauvetage Lausanne (SPSL) suivent du reste actuellement une formation précisément sur ce thème.

Les panneaux, tant thermiques que photovoltaïques, peuvent faire écran et entraver les opérations d’extinction. A cause de la chaleur, les supports de ces plaques peuvent s’affaiblir et ainsi entraîner leur chute du toit, expliquent les pompiers lausannois.

Mais c’est la production d’électricité qui est la plus grande source de danger. Il faut localiser les branchements pour mettre les panneaux hors service. Et, même ainsi, le risque subsiste car un panneau reste sous tension tant qu’il est exposé au soleil. Enfin, si de l’eau touche des câblages abîmés, cela peut entraîner un court-circuit.

Lundi, à Vevey, il n’y a heureusement pas eu trop d’inconvénients de cet ordre. En effet, une bonne partie des plaques ont été détruites par les flammes, ce qui a réduit à néant le risque électrique. «Et nous avons fait attention que les câblages des panneaux intacts ne soient pas à nu lors de nos opérations», précise Cédric Fagherazzi, commandant du SDIS Riviera.