
«Brûlez un homo, saignez un homo. Sodomites, je flingue. Tu devrais savoir, Capleton brûle les PD, le même feu s’applique aux lesbiennes. Pendez-les vivants.»
Ces paroles sont extraites d’une chanson d’un artiste reggae jamaïquain programmé au festival Metropop ce week-end. Capleton clame sa haine des homos et le sort qu’on devrait leur réserver. Un tel appel à la haine et à la discrimination sexuelle relève du Code pénal suisse. Confrontés aux chansons répréhensibles du reggaeman par une association alémanique, les organisateurs du concert de cet artiste à Bâle ont préféré annuler sa prestation jeudi soir.
Toute autre réaction de l’organisation du Metropop Festival: l’artiste aurait promis de ne rien proférer d’homophobe à Lausanne. Acune raison donc d’annuler la venue de Capleton.
Cette attitude a provoqué la colère de diverses associations homosexuelles romandes. Pink Cross, Vogay, LOS et plan-Queer ont envoyé jeudi une lettre ouverte pour «déplorer la tenue» de ce concert. A leurs yeux, il ne s’agit plus d’une expression artistique, mais d’un appel au meurtre contre une minorité.
«20minutes» a appris la polémique à Marc Vuilleumier. Municipal de la police, il dénonce fermement la haine du chanteur jamaïquain et n’exclut pas de l’interdire de concert.
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Des mots ? Ils passent aux actes ! Les mots les plus violents n'ont pas à être autorisés contre un groupe de personnes, quel qu'il soit. Le problème est qu'ils passent aux actes ! Cherche "Jamaïque homophobie" sur un moteur de recherche, les crimes homophobes sont nombreux, là-bas comme ailleurs, couverts par l'homophobie d'Etat. auteur: Verrabien le: 08.11.2008 13:01 |
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Boycott Métropop, festival de la honte ! Lhomophobie et les appels au meurtre sont des faits intolérables. La liberté octroyée par nos démocraties nautorise pas tout un chacun à promouvoir la haine. Pourquoi ne pas aussi laisser fleurir des appels au meurtre de juifs ou de noirs ? Nos démocraties ont besoin de notre maturité !! auteur: Verrabien le: 08.11.2008 02:41 |
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réponse Je déteste profondément le reggae mais je crois qu'il y a un moment, il faut arrêter de s'insurger contre des paroles homophobes. Ce ne sont que des mots après tout. Le jour où il cramera un homosexuel, on en reparlera auteur: Daniel le: 08.11.2008 02:31 |
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