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Servion

Deux panthères des neiges dans le Jorat

par Renaud Bournoud

Un couple de ces félins très rares prendra ses quartiers au zoo, dès cet été, pour perpétuer l’espèce.


Il reste moins de 3000 panthères des neiges sauvages. (Photo: leif blomqvist)
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Le zoo à portée de bus
Le parc animalier souffre d’une mauvaise desserte par les transports publics. La commune de Servion est sur le point de décrocher une ligne de bus, à horaire régulier, qui mettrait le zoo à 20 minutes de Lausanne. Les démarches avec le Canton sont bien avancées, selon le syndic Gilbert Cuttelod. «Cela devrait permettre de voir moins de voitures garées devant le zoo», espère-t-il. Le parc reçoit plus de 200 000 visiteurs chaque année.

«Elles devraient se plaire avec le climat rude des forêts du Jorat.» Roland Bulliard trépigne. Propriétaire du zoo de Servion, il va réaliser un rêve: accueillir un couple de panthères des neiges dans son parc. «Il est très rare de pouvoir les observer en captivité, et quasiment impossible en liberté», prévient-il. Elles sont moins de 3000 à l’état sauvage, dispersées sur un vaste territoire en altitude, de la Chine à l’Afghanistan. «Elles sont braconnées à cause de la grande beauté de leur pelage», se désole le patron du zoo.

Les deux jeunes panthères qui arriveront cet été font partie d’un programme d’élevage international qui vise à la réintroduction de cette espèce menacée. Un parc de 1600 m² sera aménagé à côté de celui des loups arctiques. Une infrastructure qui accueillera aussi un espace pédagogique. Un bâtiment, un ruisseau, une butte et un point de vue seront construits, afin que les géniteurs aient de bonnes conditions pour repeupler l’espèce.

«Tinka» et «Oural», les deux tigres de Sibérie du zoo, font eux aussi partie d’un programme d’élevage. Mais la descendance tarde à se concrétiser. «Nous gardons espoir. Ils s’entendent bien, ce qui n’est pas évident chez les tigres», positive Roland Bulliard.

Tropiquarium sans mazout
Elever des animaux tropicaux dans le Jorat nécessite un bon chauffage. Chaque année, près de 100 000 litres de mazout sont brûlés pour les serres du Tropiquarium, sises à côté du zoo. «Cette pollution me travaillait depuis des années», reconnaît Philippe Morel, le patron des lieux. L’infrastructure va passer à un système plus respectueux. Avec l’aide de Romande Energie, des pompes à chaleur ainsi que des panneaux solaires seront installés.

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