Vaud

28 septembre 2016 07:00; Act: 28.09.2016 09:12 Print

«Traiter ainsi une famille dans le deuil est indigne»

par Abdoulaye Penda Ndiaye - Dix mois après un décès, une famille a appris que les restes du disparu n’étaient pas au Jardin du souvenir, comme indiqué.

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Gros choc émotionnel pour une veuve de 86 ans qui a reçu, le 17 septembre, une lettre du croque-mort de son village. L’employé des pompes funèbres lui demandait si elle voulait toujours des cendres de son mari décédé en... novembre 2015. «Deux semaines après le décès de mon papa, il nous avait signalé par téléphone qu’il les avait déposées au Jardin du souvenir alors que telle n’était pas notre volonté», s’indigne le fils du défunt. «Soit il n’y avait pas de cendres, soit ce sont celles d’un autre. C’est inadmissible!» poursuit-il.

Lundi, la famille s’est réunie pour organiser une nouvelle cérémonie d’adieux. Cette fois avec les restes du ­défunt. «Et dire que depuis dix mois, nous allions mettre des fleurs au Jardin du souvenir. C’est indigne de traiter ­ainsi une famille dans le deuil. Ma grand-mère est la plus choquée de nous tous. C’est comme si son mari était mort une seconde fois», réagit la petite-fille du défunt. Pour la famille, l’amateurisme de ce croque-mort ne fait pas l’ombre d’un doute.

Joint par «20 minutes», l’intéressé a d’abord marmonné des propos décousus. «J’ai tellement de choses dans la tête que je ne me rappelle pas ce qui s’est passé», a ensuite argumenté cet homme, qui se plaint de problèmes de santé. Puis, après un bref moment d’hésitation, il précise: «Je n’ai pas fait d’erreur et il n’y a pas de combine. On me cherche noise.»