Vaud

02 février 2017 20:34; Act: 06.02.2017 09:59 Print

Violences domestiques: l'insulte pourra être punie

par Mirko Martino - Un projet de loi pour mieux lutter contre les agressions au sein du couple a été présenté jeudi. Il sera plus sévère.

Les interviews de Jacqueline de Quattro, conseillère d'Etat, et de Magdalena Rosende, cheffe ad interim du Bureau de l'égalité.
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«En deux ans, grâce aux mesures de la campagne «Qui frappe part!», nous avons doublé le taux d'éloignement du domicile commun des auteurs de violences domestiques, relève Jacqueline de Quattro. Mais on était très bas dans les chiffres, à 2%. Zurich est à 60%. On aimerait arriver à 100% dans le canton de Vaud.» Pour atteindre cet objectif, la conseillère d'Etat mise sur plusieurs nouveautés du projet de loi qu'elle a présenté jeudi afin de lutter contre la violence domestique.

Parmi celles-ci, la possibilité, pour les policiers appelés lors d'une situation de conflit dans un couple, d'éloigner une personne qui aurait proféré des insultes ou des menaces, afin de faire retomber la pression. Jusqu'ici, cette mesure ne pouvait être prise que lorsqu'un acte pénalement répréhensible était commis, comme les coups et blessures. De plus, la durée maximale de cet éloignement passera de 14 à 30 jours.

Autre objectif: la diminution des cas de récidive, en rendant obligatoire un entretien socio-éducatif du partenaire violent en cas d'éloignement. Il est actuellement facultatif. Le travail du Centre de prévention de la rue de l'Ale, à Lausanne, qui s'en occupe, devrait donc sensiblement augmenter. Adopté par le Conseil d'Etat, ce projet de loi doit maintenant passer devant le Grand Conseil.