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Nyon
16 novembre 2009 22:45; Act: 16.11.2009 22:34 Print
Escalade de la violence chez de jeunes vandales
par Renaud Bournoud - La localité subit la fureur d’une poignée d’excités. La Municipalité a décidé de réagir fermement.
«Il y a toujours eu des tensions, mais ces temps c’est parti en couille, remarquait lundi Marco, 20 ans, casquette vissée sur la tête. C’est des jeunes âgés de 14 à 16 ans qui font ça pour la frime.»
Le quartier résidentiel des Plantaz, au nord de la ville, abriterait certains des éléments perturbateurs. (Photo: rap)
La chronologie d’une tension croissante:
- Dimanche 1er novembre: une baston éclate à Nyon entre jeunes de La Côte et de l’Ouest lausannois.
- Vendredi 6 novembre: revanche pressentie entre les deux groupes, à Renens. L’affrontement est évité grâce à la police.
- Samedi 14 novembre: déçus de ne pas trouver d’adversaires, les jeunes Nyonnais caillassent une voiture et en brûlent une autre.
Samedi, Nyon a encore vécu une soirée mouvementée. Quelques dizaines de ces vandales ont caillassé un véhicule du Service d’intervention rapide avant de mettre le feu à une voiture parquée. «Certains avaient des barres en fer, d’autres des cocktails Molotov, raconte Datch, 18 ans, assis devant la gare avec son ami Marco. Toutes les générations sont turbulentes, mais là, ils sont plus violents.»
«La vitesse supérieure a été passée», estime aussi Elisabeth Ruey-Ray. La municipale de la Sécurité observe que la tension monte depuis cet été. «Il y a trois ans, nous avons connu des problèmes avec des jeunes du quartier des Plantaz, puis cela s’est estompé, explique-t-elle. Les petits frères ont dû prendre la relève.»
Les Plantaz seraient-ils un repaire de petites frappes en herbe? «C’est tranquille ici, décrit placidement le patron des Glycines, le seul restaurant du coin. Il n’y a que des logements. Si ces ados vivent aux Plantaz, ils préfèrent apparemment descendre vers la gare pour faire du grabuge.» Des exactions qu’Elisabeth Ruey-Ray veut réprimer avec sévérité. «Il faut attraper les leaders pour les punir rapidement et fermement.» Deux jeunes ont d’ailleurs déjà été interpellés samedi soir. Dans un deuxième temps, la municipale libérale verrait d’un bon œil l’installation de caméras de surveillance.























