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10 septembre 2009 22:45; Act: 10.09.2009 22:22 Print

Affiches sur les postes de police: ministre désarméeAffiches sur les postes de police: ministre désarmée

par Marco Ferrara - Les murs des polices municipales servent toujours de support de campagne, malgré une lettre de Jacqueline de Quattro.

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Deux semaines avant la votation sur la police unique, proposée par les gendarmes, des polices municipales affichent toujours sur leurs bâtiments leur refus de l’initiative. La lettre que la ministre de la Sécurité, Jacqueline de Quattro, a envoyé aux communes pour rétablir l’équilibre est restée ignorée.

Est-il correct d’utiliser un édifice public payé par tous les contribuables pour promouvoir l’opinion d’une seule des parties? «C’est inopportun. Mais on ne peut pas forcer la main des communes», confirmait jeudi la conseillère d’Etat, en marge d’une conférence de presse. Un municipal de la Sécurité pourrait-il, dès lors, utiliser son poste de police pour afficher sa photo lors d’élections communales? La ministre sourit: «C’est du ressort des municipalités.» Est-il imaginable de rétablir l’équilibre en accordant à la police cantonale le droit d’utiliser elle aussi ses postes pendant le reste de la campagne? L’élue estime que «le terrain est déjà équitable».

Afin de balayer ces aspects de forme liés à la campagne, les détracteurs de la police unie ont convoqué jeudi les médias. Ils ont voulu «revenir sur le fond», en martelant que «le projet des gendarmes a été utile au débat mais n’est pas abouti». Eux-mêmes ne sont toutefois pas parvenus à présenter les régions des 8 à 10 futures polices locales coordonnées envisagées par leur contre-projet.