
Grillades, verres de bière et écrans géants dispersés dans les quatre coins de la pièce. Il est 23 h dimanche dans l’antre des Saints. Pas ceux de La Nouvelle-Orléans, qui ont remporté le Super Bowl face aux Colts d’Indianapolis dans la nuit de dimanche à lundi. Ceux de la Riviera, doubles champions en titre de la Ligue suisse romande de football américain. Ces derniers ont pris l’habitude de se retrouver chaque année afin de partager la finale du championnat outre-Atlantique.
«Je suis venu pour la famille: mon équipe!» s’exclame Franco, qui arbore le maillot de son équipe par-dessus son uniforme militaire. Il n’est pas le seul à porter les couleurs de son club. La majorité des Vaudois ont enfilé leur maillot pour l’occasion et s’exclament bruyamment à la moindre action réussie par leurs homonymes américains. Sauf peut-être Mathieu, dit «Boobie». L’étudiant en sciences de l’environnement soutient l’équipe adverse, celle des Colts d’Indianapolis. Mais il a beau faire tout le bruit qu’il peut, il est largement dépassé par le volume sonore produit notamment par le quaterback Corentin, 65 kg, et le duo composé par le capitaine Martin et son frère Benoît.
Il est 4 h 06 lundi matin. L’arbitre donne le coup de sifflet final du match à Miami, scellant le score à 31 à 17 en faveur des Saints. Le militaire Franco file directement rejoindre sa caserne à Colombier. Les autres se dirigent plus ou moins rapidement vers la sortie, se promettant de se voir vendredi à l’entraînement. Les plus chanceux pourront faire la grasse matinée. Les autres, eux, seront à leur travail moins de trois heures plus tard...
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