Lausanne

07 septembre 2010 22:33; Act: 07.09.2010 21:27 Print

Les clubs entrent dans la danse de la propagandeLes clubs entrent dans la danse de la propagande

Les boîtes pro ou anti-taxe sur le divertissement se livrent une rude bataille sur le web. Quitte à agacer certains de leurs clients.

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Dur, dur, de danser tranquille! A l’approche du vote qui pourrait signer la mort de l’impôt sur le divertissement (14% sur le prix des billets), les clubbers sont frappés de plein fouet par l’activisme de leurs discos. Via leurs sites internet, Facebook ou des newsletters, celles-ci redoublent d’insistance pour encourager les jeunes à défendre leur position dans les urnes.

«C’est une première pour nous», note Igor Blaska, du MAD. Engagé aux côtés de la droite pour l’abolition des 14%, il juge que l’engagement du club rock Le Romandie pour le maintien de la taxe est dû à son statut de «subventionné»: «S’il ne s’engage pas aux côtés de la Ville, elle ne le soutiendra plus.» Il jure que l’engagement du MAD est au contraire désintéressé, car ses billets deviendront moins chers si la taxe disparaît.

«Nous prenons un risque en défendant cet impôt, s’insurge Julien Gross, du Romandie. Après les élections de 2011, on peut se retrouver avec un municipal de droite à la Culture. Notre position n’a rien à voir avec des pressions de la majorité de gauche de la Ville.»

Qui a raison, qui a tort? Marco, abonné à la newsletter d’un des clubs de la ville, n’en a cure. «Je trouve juste déplacé de recevoir de la propagande sur une annonce qui devrait juste me parler du programme musical.»

(pom)