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Ferreyres (VD)
09 mars 2010 22:44; Act: 09.03.2010 20:05 Print
Des locataires provoquent 90 000 francs de dégâts
par Côme Gallet - J. M. a loué à une famille la maison jouxtant sa demeure. Il a récupéré un véritable taudis.
Pas facile, la vie de propriétaire. Début 2007, J. M. décide de louer l’annexe de sa villa flambant neuve. «Par respect pour mes locataires, je n’y suis pas entré pendant deux ans. Mais vu le tas de détritus qui s’amoncelait à l’extérieur, j’ai fini par annoncer une visite.» Et là, c’est la stupéfaction: les fenêtres sont moisies et rongées par les chiens des occupants, le carrelage est à changer à cause des déjections animales, le lave-vaisselle est foutu, les éviers en céramique beige ont viré au noir... «Même la peinture est à refaire: il y a des traces de pas au plafond!» raconte J. M.
En trois ans de bail, le pavillon a «morflé», raconte le propriétaire.
Le bail échéant le 31 décembre, les locataires quittent la maison à cette date. «On ne les a pas revus pour l’état des lieux.» C’est donc un huissier qui s’en charge. Et le montant des dégâts est salé: 90 850 fr. Avant le départ des indélicats, J. M. contacte leur assurance. «Comme il s’agit de dégradations volontaires, nous n’interviendrons pas», répond-elle. «L’assureur est dans son droit, détaille Pascal Stouder, agent d’affaires de J. M., même si d’après les photos, certains dommages relèvent de l’usage normal.»
Un séquestre a été déposé la semaine passée devant le juge de paix. Selon le propriétaire, ses anciens voisins pourraient s’installer en France, où ils ont acheté une maison. Et s’ils quittent la Suisse, seule une décision de justice peut les obliger à rembourser. «Nous irons devant le tribunal des baux pour faire exécuter le jugement en France», précise Pascal Stouder. Ce sera au moins un an d’attente pour J. M., qui doit pourtant relouer sa villa au plus vite pour la rentabiliser.























